Smirk – Speculative Fiction

Tiens donc, ça faisait un petit bout de temps que nous étions sans nouvelles de Smirk. Il faut dire que le cerveau fou de Nick Vicario n’avait pas donné signe de vie depuis son précédent album nommé Material il y a trois années et demi de cela maintenant. Mais fort heureusement, la formation de Los Angeles est prête à casser la baraque avec leur successeur tant attendu du nom de Speculative Fiction.

Pour son grand retour, Nick Vicaro s’entoure des membres de Hotline TNT ainsi que de Poison Ruin et de Ceremony afin de rappeler qu’il n’a rien perdu de son piquant. Speculative Fiction y va jambon dès le départ avec « Greetings » qui glace le sang avec ce bruit blanc angoissant et ces distorsions de guitare venues d’ailleurs avant de nous en faire voir de toutes les couleurs avec ses influences garage-punk bien senties. Il est suivi de près par l’énergie surnaturelle de « Victimry » et de « Going Off To Die » prouvant que Smirk n’a rien perdu de sa verve brûlante à travers cette ambiance presque anxiogène et post-apocalyptique qui plane tout au long de ce nouveau disque.

Impossible de ne pas penser à T.S.O.L. ou bien même à des formations beaucoup plus post-punk telles que The Damned notamment lors des écoutes de « Dog Years » ou encore de « I Shall Be Released » absolument menaçants et ensorcelants. Smirk compte nous faire frissonner tandis que les thématiques bien sombres et nihilistes telles que l’autodestruction, le consumérisme ou encore l’oppression des classes aisées. Speculative Fiction enfonce le clou avec « Perfect World », « Abide » ou encore « Ritual Torture » qui ne laisseront personne indifférents, surtout avec cette ambiance presque halloweenesque comme sur « Sister Junk » ainsi que sur la conclusion incendiaire du nom de « Crime Pays ». Un grand retour endiablé et frémissant comme celui de Smirk, on en redemande.

Note: 7.5/10