Jack White – Frozen Charlotte

Ce n’est pas un euphémisme si je vous dis que chaque fois que Jack White fait son retour, c’est un événement en soi. L’ex-membre de The White Stripes était de nouveau sur la pente ascendante surtout avec son précédent album nommé No Name ayant remporté les suffrages il y a deux années de cela, ce qui n’est pas rien. C’est en soufflant sur les braises chaudes qu’il viendra marquer au fer rouge son territoire avec son successeur qui se nomme Frozen Charlotte.

Et comme il faut s’y attendre, Jack White nous offre une bonne dose de garage blues bien endiablé, dès le départ avec « G.O.D. And The Broken Ribs ». Les riffs acérés sont de sortie tout comme les mélodies accrocheuses qui font fureur avec d’autres morceaux à la fois urgents et bluesy sur « Derecho Demonico » et sur « There’s Nobody There » possédant un sacré sens du groove avant d’enfoncer le clou avec les pulsations tribales de « Raising The Grain » dignes de Bo Diddley  qui se complètent avec cette slide guitar rappelant la période Icky Thump. Une preuve que notre protagoniste n’a pas dit son dernier mot.

Frozen Charlotte rime avec rage et c’est tout du moins ce que l’on attend avec d’autres tueries endiablés à l’image de « You’ll Never Fix Me » et de « Nobody Knows » où Jack White fait hurler sa six cordes pour notre plus grand plaisir. Entre garage, punk et blues, notre protagoniste sait maîtriser les refrains fédérateurs et les riffs mordants tout au long de ce nouveau périple brûlant qui comprend également des hymnes imparables tels que « Dollar Bill » et « I Can’t Believe What I’m Hearing » aux allures dignes de The Raconteurs avant que n’interviennent d’autres monuments soniques à l’image de « Thick as Thieves », « She’s In A Frenzy » ou bien même de « Making Contact » plus politique dans l’âme.

Il ne manquera plus qu’un « Neighbors Blues » qui porte bien son nom pour clôturer ce Frozen Charlotte pour le moins fédérateur. Loin d’être une suite logique de No Name, Jack White continue sa remontada en privlégiant l’urgence et la fougue qui a longtemps fait sa renommée à travers ce nouveau disque incandescent et flamboyant.

Note: 8/10