Overmono – Pure Devotion

Personne n’a résisté à la tempête Overmono il y a trois années de cela. Le duo gallois composé des frangins Russell a été révélé au printemps 2023 avec leur premier album nommé Good Lies qui a rencontré un succès soudain mais qui est loin d’être le blockbuster electronica que l’on attendait. Mais qu’importe pour eux car Tom et Ed Russell continueront de frapper fort avec leur successeur tant attendu du nom de Pure Devotion tombant à pic en cette seconde moitié de l’été.

Leur formulé fétiche continue de faire effet dès le départ avec « Lockup » où Overmono reste à l’aise dans leur zone de confort. Brouillant les pistes entre UK Garage, IDM, post-dubstep et house, Pure Devotion privilégié les samples de voix pitchés mêlés aux nappes lumineuses et aux rythmiques bien appuyées. Et dès lors, nous avons affaire à un périple musical intense allant droit au but avec également « Slowmotion » volontairement déstructuré entre autres qui annonce la couleur comme il se doit.

Mais Pure Devotion permettra à Overmono d’élargir quelque peu sa palette musicale sans jamais trahir ses origines. Pour la première fois, les frères Russell décident de sortir leur carnet d’adresses en conviant John Joseph Holt qui nous hypnotise avec son spoken-word presque post-punk dans l’âme sur « Knight In Shining Prada » ou encore Ruthven sur le banger explosif qu’est « Gem Lingo (ovr now) » sans oublier Kindora que l’on retrouve à deux reprises sur « Even Angels Ghost » et sur « Ballad » en compagnie de Rock Floyd. Au milieu de cela, ce second disque du duo gallois permet de viser large entre accents R&B sur « Barum » et sur « Mialon » et d’autres plus downtempos avec l’éthéré « Adre » entre autres.

Il ne manquera plus qu’un dernier banger du nom de « After The Rain » pour faire de ce Pure Devotion un disque aussi bien incisif qu’enivrant. Overmono réussit à allier l’efficacité du dancefloor que l’aspect immersif des compositions plus expérimentales qui leur permet de sortir de leur zone de confort sans jamais se perdre dans leur fil des idées.

Note: 8/10