Charles Dollé – Panthère à la fenêtre

En l’espace de deux EPs, Charles Dollé a réussi à se faire une place confortable dans le paysage musical francophone. Le musicien continuait de monter avec des collaborations et autres remixes pour d’autres artistes comme Chassol, Bertrand Burgalat ou encore Catastrophe, ce qui lui a valu une consécration monstre. L’heure est venue pour notre protagoniste de passer à l’étape supérieure avec l’arrivée de son premier long-format intitulé Panthère à la fenêtre.

Et autant vous dire que celui qui se considère comme étant un compositeur qui chante nous offre une sacrée épopée audiovisuelle. Démarrant avec un « Faux départ » des plus immédiats annonçant ce besoin de nouveautés et de recherches, Charles Dollé convoque ainsi les cordes ainsi que les Ondes Martenot (signées Emile Sornin) afin de mener la danse sur des compositions absolument intenses et fascinantes telles que « Maïa » ainsi que « Promesses » et le groovy « Stroboscope » entre autres. Panthère à la fenêtre ne laissera clairement indifférent, soyez en assurés.

Tantôt mélancolique tantôt frénétique, le premier disque mettra en avant différents paysages sonores qui sont parfaitement mis en avant. Que ce soit sur le somptueux « Les yeux mimosa » ou sur « Marmite », Charles Dollé réussit à créer une musique flottante et immersive, à mi-chemin entre soft-rock, indie pop et secousses électroniques. Seul aux commandes, il n’hésite pas à convier Gaétan Nonchalant le temps d’un « Tout seul ensemble » lancinant avant de repartir de plus belle avec les rythmiques chaloupées de « Statique » contrastant avec le plus onirique « La nuit des temps » avant de s’achever sur un « Conversations » instrumental et hypnotique.

Tous les ingrédients sont réunis pour que Charles Dollé puisse tirer son épingle du jeu en offrant une mosaïque musicale complexe qui retranscrit ses nombreux états d’âme sur ce Panthère à la fenêtre absolument fascinant et intrigant.

Note: 8/10