
Chaque disque de Queen of Jeans est une réussite à coup sûr. On en veut pour preuve leur précédent album nommé All Again paru à l’été 2024 qui fut une sacrée oeuvre cathartique et réconfortante où Miriam Devora avait monté d’un cran au niveau songwriting. La question est de savoir si le groupe de Philadelphie va relever le niveau une fois de plus avec leur nouvel album nommé hard/SWEET. Spoiler alert: oui.
C’est en rappelant de nouveau l’homme à tout faire, à savoir Will Yip derrière les manettes pour cette nouvelle aventure musicale qui s’annonce somptueuse et douce-amère. Sur hard/SWEET, Queen of Jeans oscille entre la romance et le rejet, tandis qu’iels sont tourmenté.e.s et fasciné.e.s par un amour bien complexe. Le groupe explorera cette tension avec tant de précision et d’émotion, dès le départ avec « Still Learning » plein de tendresse avant de prendre le large avec des compositions pleines d’intensité telles que « Bucks Country » et « Love Like Mine » qui suivent et qui tirent son épingle du jeu grâce aux arrangements nébuleux.
Tiraillé entre dream-pop, twee-pop et indie folk, hard/SWEET n’est pas avare en émotions fortes, bien au contraire. L’interprétation angélique de Miriam Devora réussit à exprimer tous ces états d’âme notamment lorsqu’elle explore et analyse les zones grise d’une relation romantique sur « Sweet Devotion » ô combien raffiné mais également sur « Nothin' » et « Rush » avec son intro au piano si renversant. Les arrangements réussissent à transposer cette complexité que Miriam Devora explore et on entend vaciller entre rêve idyllique et réalité bien brutale notamment sur « Common Condition » et sur « Wait & See » avant de s’achever sur le morceau-titre presque Americana dans l’âme. Tout ceci fera de hard/SWEET une énième réussite de la part de Queen of Jeans qui réussit à mettre les mots justes comme à leur habitude.
Note: 8.5/10
