
Oyez, oyez, braves gens: Clinic fait son retour. Vous avez frissonné en leur compagnie avec leurs précédents albums que furent Wheeltapers and Shunters en 2019 et Fantasy Island en 2021 et suite à cela, le groupe de Liverpool a mis entre parenthèses leur freakshow afin de se ressourcer. Mais pas de panique, le cirque électrique rouvre ses portes pour votre plus grand plaisir avec l’arrivée de leur successeur qui s’intitule Wild In The Streets.
Une fois n’est pas coutume, Clinic tire son épingle du jeu à travers ces douze nouveaux titres notable par cette urgence contagieuse et psychédélique. Le duo continue d’avoir une longueur d’avance sur la concurrence et il le prouve dès le morceau-titre introductif où on pénètre dans cet univers carnavalesque et habité si l’on ne puit dire. Wild In The Streets étonne par cette versatilité mutante et dérangée que l’on entend sur « Model Citizen » frôlant avec Kraftwerk mais également sur des titres arty tels que « You and I » et « Hypnotised » en ligne de mire.
Ne dépassant pas la demie-heure, Wild In The Streets brouille les pistes avec tant d’inventivité. Tiraillé entre exotica, rock des années 1950 et un bon soupçon de psychédélisme, Clinic retient toute l’attention avec cette originalité débordante qui est exprimée sur « Mouse Trap » et sur « Energies » avant de puiser encore plus loin avec des morceaux absolument ensorcelants que sont « (It Was) Heaven » ou encore « The Time Has Come ». Toute cette versatilité continue de nous impressionner sans jamais se perdre dans le fil des idées, bien au contraire. On se laisse guider par ce côté carnavalesque qui prendra fin avec un « It’s A Pleasure » aux faux airs de Pet Shop Boys permettant à Clinic de faire parler leur univers carnavalesque. Une fois de plus, Wild In The Streets viendra impressionner son auditoire.
Note: 8/10
