Coilguns – Everything We Love, We Destroy

On se souviendra pendant longtemps de la grosse claque auditive signée Coilguns. La formation menée par le toujours aussi prolifique Louis Jucker avait marqué les esprits avec leur précédent album nommé Odd Love il y a deux années de cela maintenant et qui fut un sacré bijou noise-punk/post-hardcore. C’est en battant le fer tant qu’il est encore chaud que le groupe suisse récidive avec leur successeur nommé Everything We Love, We Destroy.

Très rapidement, Coilguns reprend du galon pour notre plus grand bonheur. Everything We Love, We Destroy fera référence au chaos ambiant du monde actuel ainsi qu’aux promesses non tenues des Accords de Paris pourtant signées une décennie plus tôt. On aurait pu penser que ce nouveau disque serait l’occasion pour le groupe de faire hurler leur rage, ce qui est notable sur le morceau-titre introductif où les guitares dissonantes et saturées donnent le ton avant que n’intervienne un piano pour calmer quelque peu le jeu. Suivi de très près par « Peace Trader » et « Replication Crisis », on arrive à déceler une lueur d’espoir avec le chant de Louis Jucker plus mélodieux et moins guttural qu’à l’accoutumée.

On pourra dire de même pour les dynamiques parfaitement bien amenées tout au long d’Everything We Love, We Destroy. Coilguns approfondit parfaitement cette section rythmique leur donnant plus de force que jamais et c’est d’autant plus notable lors des écoutes des fédérateurs « Platform Decay » ainsi que « Punisher Disclaimer » et « Teach Ourselves » entre autres. Mais toujours est-il que la formation suisse sait allier puissance redoutable et fragilité émotionnelle sans jamais désorienter son auditoire avec entre autres « Forever Chemicals » et « Perfect Fit Continent » en guise de conclusion magistrale qui enfoncera le clou. Avec Everything We Love, We Destroy, Coilguns revient plus apaisé que jamais optant pour la force tranquille pour mieux nous toucher.

Note: 7.5/10