
En l’espace de deux EPs remarquables, Sex Mask connaît une ascension incroyablement fulgurante. Le trio de post-punk venu tout droit de Melbourne a réussi à mettre tout le monde d’accord avec leur univers granuleux et captivant et grâce à leur réputation scénique plutôt hors du commun et celleux qui les ont vu en première partie de Fcukers ou de Fat White Family en sont légions. Ce n’est pas un hasard si ils iront enfoncer le clou avec leur troisième EP événement.
Wry Gray (chant), Kaya Martin (guitare, synthés) et Vincente Moncada (batterie, production) retroussent leurs manches et balancent du gros son qui fait mouche en cinq morceaux incandescents en un quart d’heure chrono. Sex Mask enfonce le clou avec ce post-punk synthétique bien ensorcelant, à mi-chemin entre Gang of Four et Suicide, prenant de la hauteur dès le début avec « Raid » bien fiévreux comme on aime avant de poursuivre avec « Sweat » et « Lockjaw » bien aiguisés comme jamais. Le trio australien enfonce le clou avec l’hymne par excellence qu’est « Drug Reference » marchant aussi bien sur les pas des Beastie Boys des débuts que de Nirvana mais aussi la conclusion bien cinglante du nom de « TYFU » avec cette basse synthétique si magistrale. Une fois de plus, Sex Mask fera de nouveau mal avec leur nouvel EP aussi authentique que percutant.
Note: 8/10
