Peder – Come With Me

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Si il y a bien un artiste danois qui possède à son actif une discographie impeccable, c’est bel et bien Peder. Malgré sa discrétion, le musicien, DJ, producteur, photographe et même acteur possède à son actif trois albums à la qualité inégalable, des remixes, des collaborations mythiques (Ane Trolle, Simon Bonde, Chrstian Bunksti…) et même un Grammy à la clé ! Trois ans après Ghost Of A Smile, l’artiste multi-casquettes nous réinvite dans son univers onirique et enchanteur avec un quatrième opus nommé Come With Me. Ah ! Qu’il est bon de rêver…

Peder ne change pas d’un iota sa formule fétiche, à mi-chemin entre jazz, downtempo et easy-listening et c’est toujours un délice d’entendre ses compositions magiques. Le premier titre instrumental du nom de « Matheo » aux cuivres envoûtants nous plonge dans un univers surréaliste avant que la voix pourtant chaleureuse mais quelque peu hésitante de Peder ne résonne des bas-fonds sur « Shadows Of My Mind » aux sonorités western. Chaque titre fait défiler un paysage différent et l’on passe de la féerie sur « Still Life », « Watch Me Burn » et « Black Snow » aux sonorités rappelant étrangement les valses musicales des années 1930-1950 au paranormal sur « Hassle The Hoff » et la rythmique tendue de « All This Time & All This Time ».

Le musicien n’oublie pas pour autant sa patte mélancolique et nostalgique qui ont fait sa réputation. On se laissera ainsi bercer par le lancinant « Candyman » aux synthés futuristes et son éblouissant solo de clarinette, le titre éponyme joué au piano ou encore le totalement apaisant et dépaysant « The Last Time » avec la chanteuse Maria Hamer-Jensen qui sont des points culminants de Come With Me (ah, ces cuivres vibrants…). D’ailleurs, en parlant de duo, sachez que l’album Come With Me est décliné en deux fois. Il y a une version de l’album où Peder chante en solo et une autre où des guests chantent à sa place et on retrouve entre autres Claus Hempler, Coco O du duo Quadron, Emma Sehested, Signe Marie Schmidt-Jacobsen. Et comme c’est un petit malin, il a glissé deux inédits qui ne figurent pas dans la version originale, c’est-à-dire les intrigants « Sweet Nightmare » (chanté par Peder mais avec un mal de gorge selon ses dires) et « Rotten Fruit » avec Maria Hamer-Jensen.

Au final, c’est sans grande difficulté que l’on appréhende le nouvel album de Peder. Come With Me peut raconter une histoire de contes de fées, d’un voyage dans le temps, de tout ce que l’on veut mais il possède une dimension cinématographique. Le musicien danois impressionne une nouvelle fois et nous invite dans son univers quelque part coincé au siècle dernier aux compositions 100 % rétro à mi-chemin entre jazz et downtempo. Pour une fois, l’invitation ne sera pas de refus.

Note: 8.5/10

Et la version avec des guests est juste en-dessous :

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