Frightened Rabbit – Painting Of A Panic Attack

frightened-rabbit

Il fut un temps où Frightened Rabbit n’était que trois: les frères Hutchison (Scott au chant et guitare ainsi que Grant à la batterie) et Billy Kennedy à la basse. Dès lors, la musique des Ecossais était plutôt simpliste et sans prise de tête. Mais plus le temps passe, plus le line-up gonfle et moins leur musique était spontanée. Alors forcément lorsque débarque leur nouvel album Painting Of A Panic Attack, on imagine déjà le tableau.

Produit par Aaron Dessner, la tête pensante de The National, Painting Of A Panic Attack suit la même tendance que son prédécesseur qu’était Pedestrian Verse en 2013. Du rock indé qui se veut émouvant et envoûtant à l’image du très bon titre d’ouverture « Death Dream » avec son piano aérien et une montée en puissance frémissante des autres instruments. Le quintet (où s’est rajouté Simon Liddell à la guitare depuis l’an dernier) affiche une musique grise comme la pochette et ce sur la plupart des morceaux comme « I Wish I Was A Joker », « Little Drum » ou encore « Still Want To Be Here » qui ne sont pas mal en soi mais manquent cruellement d’intensité.

Et c’est bien le problème de Frightened Rabbit depuis un bon bout de temps maintenant. Renouvellement ? Connais pas apparemment. On tourne en rond avec les mêmes constructions, même spleen, mêmes progressions musicales et si en plus, on rajoute la touche Dessner qui se fait ressentir à travers l’opus, c’est normal que la sauce ne prend plus vraiment sauf sur les vraiment poignants « 400 Bones » et « Lump Street » qui, eux, sortent du lot. Mais bien évidemment, le quintet écossais parvient à sauver quelques meubles avec des titres plus rentre-dedans comme la bonne surprise qu’est « Woke Up Hurting », les très rock « Break » et « An Otherwise Disappointing Life » qui montrent qu’ils n’ont pas perdu la flamme d’antan.

En résumé, ce Painting Of A Panic Attack a tout pour être un album sympathique mais est noyée par ses nombreux défauts qui l’empêchent d’être totalement séduisants. On ressent certainement le fruit d’un travail acharné de trois années ainsi que des textes mûrs et réfléchis mais le quintet écossais ne parvient pas toujours à distiller convenablement les émotions sur la plupart des morceaux malgré toutes leurs qualités mélodiques. Mais on leur pardonnera à nouveau en espérant un rebond de leur part.

Note: 5.5/10

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s