Black Mountain – IV

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L’autre come-back tant attendu de cette année était celui de Black Mountain. On était sans nouvelles du groupe depuis leur dernier album bien brûlant du nom de Wilderness Heart en 2010 qui leur a valu une nomination au Polaris Music Prize l’année suivante. Le quintet de Vancouver a disparu de la circulation après avoir signé la bande-originale du film Year Zero en 2012 avant de revenir cette année avec un quatrième opus IV. C’est reparti pour un tour et ils nous avaient bien manqué.

Le groupe rebranche les guitares, l’énergie gonflé à bloc et les voilà repartis sur les chapeaux de roue avec l’épique « Mothers Of The Sun » aux allures hard-rock et stoner psychédélique. Pendant 8 minutes, Black Mountain fait parler son talent à coup de solos de guitare brûlants, d’orgues sinistres et de rythmiques sulfureuses. Le tandem vocal Stephen McBean et Amber Webber fascine et s’affirme enfin, ce qui est un bon point. Les brûlots heavy de « Florian Saucer Attack » (merci pour la dédicace les mecs), et « Constellations » sont efficaces à souhait car les riffs de guitare tonitruants font bon ménage avec les synthés cosmiques tandis que « You Can Dream » fait intervenir la boîte à rythme et autres bidouillages électroniques.

Avec Black Mountain, on voyage soit dans les années 1970 soit dans les années 1980 selon leur humeur. Le space-rock rétrofuturiste et mélodique de « Defector », la ballade folk éthérée de « Line Them All Up » sans oublier l’entêtante « Cemetery Breeding » aux airs de Paisley Underground ont de quoi donner l’impression de plonger dans les décennies précédentes mais le quintet possède ce « petit truc » qui rend le résultat intemporel. Ce petit truc deviendra grand notamment sur le prog-rock intense de « (Over and Over) The Chain » qui est un festival de 8 minutes de sonorités spatiales et guitares Wah-Wah nerveuses ou encore sur le final contemplatif de 9 minutes très Pink Floyd du nom de « Space To Baskerfield » qui se conclut sur un long de solo de guitare totalement prenant.

Vous pouvez voir le titre IV en chiffre romain comme un clin d’œil à Led Zeppelin si vous voulez mais toujours est-il que Black Mountain revient en force avec ce nouvel opus riche en influences et en créativité. Le quintet de Vancouver reprend là où s’est arrêté avec Wilderness Dream et établit un lien entre le passé, le présent et le futur avec une bonne touche sci-fi qui va avec.

Note: 8.5/10

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