Weezer – The White Album

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On pourra dire ce qu’on veut sur Weezer mais il s’agit tout de même l’un des groupes les plus prolifiques sur la scène power-pop/pop punk américaine. On avait laissé Rivers Cuomo et sa bande avec un neuvième album Everything Will Be Alright In The End en 2014 digne du style du groupe californien: disque sympathique mais vite oubliable malheureusement. Et Dieu sait qu’on en a vu de toutes les couleurs avec ces enfoirés durant leur carrière car après le bleu en 1994, le vert en 2001 et le rouge en 2008, le quatuor s’affiche en blanc cette fois-ci avec leur dixième album The White Album paru le 1er avril dernier. Coïncidence ?

Pour ce White Album, Rivers Cuomo se vante d’avoir exploré de nouvelles techniques de songwriting et que le groupe tente de se rapprocher musicalement de l’album bleu et de leur chef-d’oeuvre Pinkerton qui a 20 ans aujourd’hui. Est-ce vraiment le cas ? C’est ce que nous allons voir. Les titres « California Kids », « (Girl We Got A) Good Thing » et autres « Thank God For Girls » nous donnent raison: c’est bien du Weezer tout craché avec une bonne touche d’humour qui va avec.

Les amateurs de power-pop pour adolescents trouveront à nouveau leur bonheur, si on prend en compte les textes pointus de Rivers Cuomo traitant entre autres des relations garçons-filles et des stéréotypes qui les entourent (« Thank God For Girls »), de ses problèmes de drogue auparavant (« Do You Wanna Get High ? ») mais aussi de sa vie de couple (« King Of The World »). C’est certainement ses textes les plus personnels mais The White Album est lui-même bourré de références en tous genres. Impossible de ne pas penser aux Beach Boys sur l’intro de « California Kids » ou encore aux propres classiques du groupe sur « L.A. Girlz » et « Summer Elaine and Drunk Dori » par exemple. Et quand bien même lorsque Weezer sort des sentiers battus comme sur la très pop « Jacked Up » avec son riff de piano entêtant ou encore la power-ballad « Endless Bummer », on se dit qu’on est quand même dans de beaux draps.

Donc oui, ce White Album survitaminé se laisse écouter sans problème et se classe aisément dans la moyenne discographique de Weezer: un bon album sans plus mais qui donne le pep’s et qui a le mérite de faire oublier le temps merdique. Au fond, c’est pas si mal que ça, non ? A quand le Black Album ? Le Yellow Album ? Et autres Purple Album ?

Note: 7/10

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