The Avalanches – Wildflower

The-Avalanches-Wildflower

On pensait que DJ Shadow avait battu des records de nombre de samples avec son mythique album Endtroducing en 1996 mais ce record sera battu par The Avalanches avec plus de 3500 samples sur leur premier album Since I Left You. Le groupe électro/hip-hop australien avait débarqué en 2000 avec un album frais, réjouissant et totalement culte et suite à cela, ils ont disparu de la circulation… Jusqu’à cette année 2016 où ils annoncent un come-back fracassant avec un second opus Wildflower. Le temps qu’on l’attendait celui-là, dis donc ?

Comment donner une suite plus que correcte après un chef-d’oeuvre qu’est Since I Left You ? C’est la question à laquelle tout le monde se pose. The Avalanches a travaillé sur cet opus depuis 2004-2005 en vérité. Et au final, la patience finit par se payer car Wildflower est composé de 22 titres avec une ribambelle d’invités en tous genres pour un résultat explosif et coloré en tous genres. Après un sample de Dion McGregor qui ouvre l’opus comme on ouvre une canette de soda, voilà que le légendaire duo de hip-hop Camp-Lo lance les hostilités avec le rafraîchissant « Because I’m Me ».

Ainsi, on voit défiler le rappeur dingo Danny Brown sur le single aux allures de calypso/électro-swing « Frankie Sinatra » (avec une mini-apparition de MF DOOM) et sur « The Wozard Of Iz », le mythique Biz Markie qui joue les carnivores sur le divertissant « The Noisy Eater » en compagnie du pianiste Jean-Michel Bernard ou encore Paris Pershun, moitié du duo A.Dd+ sur « Live A Lifetime Love » avec un Ariel Pink bizarrement transparent (je savais même pas qu’il était sur le morceau). Mais il n’y a pas que des MCs, on voit également Toro Y Moi jouer les pseudo-romantiques où il se remémore sa nuit de noces sous LSD sur le bien-nommé « If I Was A Folkstar » sur ce subtil sample de Queens of The Stone Age, Jonathan Donahue de Mercury Rev à trois reprises sur les samples psyché de « Colours », « Harmony » et de « Kaleidoscopic Lovers », Father John Misty sur la conclusion reposante de « Saturday Night Inside Out » ou encore Jennifer Herrema (ex-Royal Trux) sur le mystérieux « Stepkids ». Les samples de chaque morceau sied parfaitement à l’univers de son guest et ça se ressent parfaitement.

Au milieu de tous ces guests, The Avalanches n’ont rien perdu de leur verve car on les voit jouer avec des samples de façon jouissive un peu comme leur tutu. Ainsi, on ira hocher de la tête sur des titres aux allures disco comme « Subways » et « Going Home » et autres plus soulful comme « Sunshine » à la Donna Summer. Wildflower se veut être un disque orienté sixties mais les Australiens ont réussi leur pari. La suite parfaite de Since I Left You ? Il est encore trop tôt pour le dire car ce second opus est encore tout frais et résolument groovy du début à la fin (j’ai oublié de compter le nombre de samples sur ce disque en plus). On espère ne pas attendre 16 ans pour un troisième album, ceci dit.

Note: 9/10

4 commentaires sur “The Avalanches – Wildflower

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