Wilco – Schmilco

wilco

Qui l’eût cru que Wilco avait encore du fil à retordre après toutes ses années. Après leur très bon mais injustement sous-estimé album surprise Star Wars paru l’an dernier (chroniqué ici) faisant suite à 4 ans de silence radio, il est temps pour Jeff Tweedy et ses sbires de reconquérir le game. Et c’est ce qu’ils ont l’intention de faire car cette année, alors qu’on avait pas encore digéré Star Wars (qui a obtenu une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album alternatif de l’année, pour rappel), voilà qu’ils nous gâtent à nouveau avec leur nouvel opus Schmilco avec sa pochette kitsch et absurde réalisée par le dessinateur qui monte en puissance Joan Cornella.

Là où Star Wars nous a épatés pour son côté électrique et fougueux, Schmilco est carrément son opposé. Exit les guitares électriques et les sections rythmiques fougueuses, Jeff Tweedy et Nels Cline font ressortir leurs guitares acoustiques pour des compositions dépouillées à l’image de « If I Was Ever A Child » et « Normal American Kids » faisant carrément référence à l’enfance sans tomber dans la nostalgie badante. On peut citer également « Cry All Day », « Quarters » ou encore le magnifique « Happiness » comme principaux exemples.

Bien sur, Schmilco peut offrir pas mal de moments sacrément tordus comme les inquiétants « Locator » à la ligne de basse menaçante ainsi que « Common Sense » avec ses guitares flippantes et quelque peu dissonantes sur les refrains instrumentaux ou même des moments d’euphorie comme « Nope » et « Someone To Lose ». Mais généralement, ce nouvel opus fait partie de ces albums à découvrir sans cesse afin de déceler pas mal de bonnes trouvailles comme « We Aren’t The World (Safety Girl) » et son refrain anti-thèse au fameux hymne d’USA For Africa mais aussi le déchirant « Just Say Goodbye ».

Pour faire court, Schmilco décidément simpliste viendra réconforter le statut de Wilco. On se rapproche plus de feu Elliott Smith pour son côté intimiste et nostalgique mais qu’importe, le gang de Chicago n’est jamais à court d’inspiration et se fait remarquer pour sa finesse et ses arrangements ingénieux avec de temps à autre des passages soniques bien dévastateurs.

Note: 7.5/10

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s