Alsarah & The Nubatones – Manara

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On avait tous découvert Alsarah en 2013 avec son album collaboratif avec le beatmaker Débruit nommé Aljawal qui faisait le lien entre musique électronique et sonorités orientales. Mais pourtant, quelques mois plus tard, la chanteuse soudanaise continuait à nous envoûter avec un autre album composé avec son groupe The Nubatones intitulé Silt en 2014. Dès lors, la consécration est venue et une longue tournée mondiale s’en est suivie pour eux. Et deux ans plus tard, leur pop nubienne revient faire des miracles avec Manara, leur seconde livraison tant attendue.

Suite au décès tragique de leur joueur d’oud Haig Manoukian, on aurait pu croire que l’aventure pourrait se terminer pour eux. Mais c’est mal connaître les ambitions d’Alsarah car elle et sa crew ont décidé d’aller de l’avant non seulement en lui rendant hommage mais aussi en poussant le multiculturalisme un peu plus loin. Car Manara est un pur bijou de pop nubienne où l’on croise encore et toujours les influences orientales et est-africaines de l’âge d’or. Dès le premier titre « Salam Nubia », elle nous passe, comme vous pouvez le comprendre, le salam et nous accueille chaleureusement pour un merveilleux voyage sur les terres nubiennes.

On succombe rapidement à la voix chaleureuse d’Alsarah et des chœurs de sa sœur Nahid, soutenu par des percussions, les notes d’oud et les lignes de basse soulful chaloupées qui s’enlacent sans aucun effort, à travers des sublimes morceaux tels que « Alforag », « Albahr » et autres « Ya Watan ». Manara peut s’avérer aussi on ne peut plus aventureux avec « Manara » et « Nar » prouvant que ses Nubatones n’ont pas froid aux yeux. Entrecoupé d’interludes (une transmission radio sur « Asilah Interlude » ainsi que ses deux introductions de « Fulani »), Manara vend moins de rêve si l’on se penche sur les textes. En effet, il est question du sort des réfugiés soudanais, des questions d’immigration mais aussi à quel point les grandes institutions mondiales affectent la population mondiale à ce point mais ces thèmes se complètent avec d’autres plus légers comme le bonheur de se retrouver avec ses proches mais aussi les souvenirs du Nil.

Ce second album est une belle perle de pop nubienne et Alsarah & The Nubatones ont réussi leur pari de nous enivrer à nouveau sans tomber dans la redondance. En cette période, quoi de mieux pour s’évader et trouver un peu de soleil avec Manara ?

Note: 7.5/10

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