Viola Beach – Viola Beach

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Nota bene: Cette chronique a été rédigée en août 2016 mais n’a jamais été publiée (parce que j’hésitais longtemps à la publier tout simplement). Elle a été mise à jour en février 2017, et le fait qu’elle soit publiée un an après le décès n’est pas du tout un hasard. A l’heure actuelle, je pense encore à eux, le cœur enflé.

La première moitié de 2016 a tout simplement été une grosse pute. En six mois, on a perdu des tas de légendes comme David Bowie en janvier, Maurice White en février, Phife Dawg en mars, Prince en avril ou encore Mohammed Ali en juin. Tu parles d’une hécatombe ! Et comme ça ne suffisait pas, on a perdu l’Euro face aux portugais et la ville de Nice a été touchée par les attentats le 14 juillet ! Et pourtant quelques mois plus tôt, la scène indie rock britannique a été touchée par le malheur lorsqu’un quatuor venu de Warrington venait de perdre leur vie avec leur manager lors d’un accident de voiture le jour de la Saint-Valentin en Suède. Il s’agissait de Viola Beach qui était sur le point de percer mais le destin 2016 en a décidé autrement.

Avant de quitter cette Terre, le groupe dont Coldplay et The Kooks ont rendu hommage avait publié quelques morceaux sur leur Soundcloud qui a été relayé rapidement par la presse spécialisée britannique et les a qualifié comme étant les nouveaux espoirs de l’indie pop d’Outre-Manche. Ainsi, le label Fuller Beams ainsi que les familles du groupe ont préféré compiler plusieurs morceaux achevés pour en faire un album paru fin juillet qui est intensément devenu numéro 1. Quelle situation sinistre. Mais intéressons-nous sur le contenu. On a donc affaire à neuf compositions catchy et ensoleillés comme les hymnes « Swings and Waterslides », « Go Outside » et « Cherry Vimto » remarquables pour les riffs de guitare solaires et la voix enchanteresse du regretté Kris Leonard.

Je dois vous avouer qu’écouter cet unique album n’était pas vraiment facile et déconcertant. Pourtant, le contenu était prometteur et magnifique mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être mal à l’aise, comme pour n’importe quelle oeuvre posthume. Les frissons m’ont parcouru sur le très mélodique « Really Wanna Call » et la mélancolique « Call You Up » qui est quasi-prémonitoire. Dieu sait ce que serait devenu Viola Beach si ce malheureux accident ne serait pas produit. Il n’y a qu’à écouter la magnifique session live BBC de « Get To Dancing » et la conclusion pleine d’euphorie nommée « Boys That Sing » pour être convaincu du talent de ces quatre-là. Qu’ils puissent reposer en paix, on ne les oubliera jamais.

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