Various Artists – Planetarium

Le système solaire est toujours quelque chose de fascinant, et ce n’est pas Sufjan Stevens qui me dira le contraire. L’artiste génie qui nous a fait tellement pleurer avec son dernier album solo Carrie & Lowell (chroniqué ici) et sa longue tournée qui a suivi, voilà qu’il revient avec un nouveau projet musical centré autour du système solaire entouré du compositeur Nico Muhly, Bryce Dessner (The National) et de James McAlister avec cet album collectif intriguant du nom de Planetarium.

Ici, il n’est plus question d’indie folk lo-fi dépouillé et mélancolique de son album précédent. Planetarium convoque les sonorités électro expérimentales totalement futuristes et spatiales, un univers pas si éloigné de The Age of Adz. Et pourtant, la voix du musicien de Detroit reste toujours aussi douce et aérienne sur les pièces sci-fi comme l’introduction pianistique de « Neptune », « Jupiter » et « Venus » où les forces orchestrales de Nico Muhly répondent parfaitement au sens du rythme de James McAlister ainsi qu’aux prouesses mélodiques de Bryce Dessner.

En 17 minutes et 1h15 de musique (oui, il faudra bien accrocher pendant tout ce temps), le supergroupe nous envoie dans l’au-delà et on peut soulever de très beaux moments, comme le pont éthéré du baroque « Uranus » ou encore la complainte céleste de « Pluto » comme de moins beaux avec l’usage de l’Auto-Tune sur « Saturn » ainsi que la trop complexe « Earth » durant 15 minutes où le quatuor essaie tout et n’importe quoi. Tandis que Sufjan Stevens explore les thèmes de la mythologie, l’astrologie, la science et l’astronomie en tous genres, il n’hésite pas à laisser ses collaborateurs exprimer leurs talents respectifs à travers des instrumentaux cosmiques (« Black Energy », « Sun », « Kuiper Belt »). Et après toutes ces idées explorées, on retourne à la conclusion plus mélancolique nommée « Mercury ».

Le problème majeur autour de ce Planetarium est tout simplement sa longueur, ce qui peut parfois agacer l’auditeur. Ceci dit, on ne peut pas s’empêcher d’applaudir le concept (très) audacieux et spatial que nous a proposé le supergroupe. Une expérience sensorielle à tester lors du festival Days Off pour les chanceux parisiens.

Note: 7/10

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