Tara Jane O’Neil – Tara Jane O’Neil

Pour vous présenter un peu Tara Jane O’Neil, sachez qu’elle fut auparavant bassiste du groupe de math-rock de Rodan avant de se lancer en solo en 2000 avec son premier album Peregrine. Elle en a parcouru du chemin pour devenir une des musiciennes underground les plus intrigantes du moment et ce n’est pas avec son huitième opus qu’elle va raccrocher les gants loin de là.

Tara Jane O’Neil a pour l’habitude des contrées expérimentales et noisy sur ses précédentes livraisons mais ici, elle a privilégié la simplicité et la quiétude. Voilà qu’elle nous offre un album de folk acoustique incroyablement reposant et intimiste avec des perles comme « Flutter », « Sand » avec sa trompette hypnotique et autres « Joshua » tout simplement céleste. Il suffit d’une voix douce et soyeuse de la guitariste de Chicago et de ses notes de guitare acoustique (avec un supplément de pedal steel de temps en temps) pour être transporté, et c’est une bonne chose de faite avec « Blow » et le jovial « Kelly ».

Et au fur et à mesure, on plonge dans l’intimité de la musicienne qui sait nous émouvoir comme jamais avec de belles trouvailles comme « Cali », « Pink » ainsi que « Great » qui contrastent au plus enlevé « Laugh » par exemple. Ce huitième album montre qu’elle ne sait pas que nous étonner avec des expérimentations foutraques mais aussi de rendre hommage à l’âge d’or du Laurel Canyon, quitte à rendre jalouse pas mal de concurrentes de la scène indie folk féminine américaine. Chapeau.

Note: 8/10

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