Girl Ray – Earl Grey

Girl Ray est un trio londonien féminin qui monte, monte et monte. Composé de Poppy Hankin au chant et à la guitare, de Sophie Moss à la basse ainsi que d’Iris McConnell à la batterie, elles se sont faites remarquer avec leur premier single Trouble paru depuis peu maintenant. Dès lors, elles ont été attendues au tournant et c’est en ce mois d’août qu’elles présentent enfin leur premier opus Earl Grey produit par leur ami et musicien Mike O’Malley.

Sur cet album, on connaissait déjà moins de la moitié de l’opus mais peu importe, les revisiter ne fait pas de mal pour autant, non ? On retrouve ainsi leur désormais classique et entraînant « Trouble » mais aussi sa face B « Where Am I Now » plus rock psychédélique dans son esprit, les sonorités lo-fi enchanteurs de « Stupid Things » (que l’on retrouvera plus tard sur l’opus en forme de reprise). Le dépouillé « Preacher » et les influences de Todd Rundgren qui planent sur le très osé « Don’t Go Back At Ten » quelque peu funky ont également circulé ces deux dernières années sous forme de single, permettant de définir parfaitement l’univers musical du trio londonien.

Mais quid des morceaux inédits du coup ? Et bien toujours du même acabit où un vent de fraîcheur souffle sur la scène indie féminine londonienne. Impossible de ne pas résister aux morceaux indie rock envoûtants de très grande classe comme le très pop « Just Like That » qui ouvre l’opus, « Monday Tuesday » faisant intervenir les cuivres là où on s’attendait le moins mais encore le psyché « Cutting Shapes » avec son piano prépondérant et le très hybride « A Few Months » avec cette superposition de genres musicaux différents. C’est ce qui fait la richesse remarquable de Girl Ray justement car elles n’ont pas froid aux yeux lorsqu’il s’agit de se surpasser en matière d’arrangements. Je vous défie de ne pas rester bouche bée par les orchestrations bien ambitieuses du morceau-titre (la pièce maîtresse de l’opus) où, pendant 13 minutes, on virevolte entre crescendo et decrescendo ainsi qu’accumulation d’instruments en tous genres et ses chœurs lancinants nous emportant au loin. Tout bonnement impossible, je vous le dis.

The Big Moon a trouvé ses nouvelles concurrentes mais du côté soft de leur musique, c’est bien Girl Ray qui impressionne avec son premier opus Earl Grey ambitieux et agréable à l’écoute. Surfant aussi bien sur la vague de la pop psychédélique des années 1960 que celle de la Britpop des années 1990, les trois londoniennes ne se refusent aucun compromis et savent étoffer leurs compositions comme bon leur semble.

Note: 8.5/10

Retrouvez Girl Ray sur Facebook / Twitter / Bandcamp

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