A Giant Dog – Toy

L’année dernière, A Giant Dog a connu la consécration avec leur album Pile (chroniqué ici) paru sur le label Merge Records. Après tant d’années passées dans l’obscurité, le talent du groupe d’Austin a enfin éclaté au grand jour. Après avoir publié le nouvel album de Sweet Spirit en début d’année ici, ils passent la seconde avec le nouvel album intitulé Toy avec son artwork toujours aussi moche (désolé mais c’est vrai…).

Sans surprise, A Giant Dog continue son exploration musicale puisant son inspiration dans le rock’n’roll des années 1970, le glam-rock et le punk-rock à travers des morceaux bien rentre-dedans comme « Get Away », « Fake Plastic Trees » (qui n’est pas une reprise de Radiohead, rassurez-vous), « Toy Gun » et autres « Lucky Ponderossa » avec l’intervention des cordes. Voilà ce qui nous attend durant tout l’album où le tandem Sabrina Ellis et Andrew Cashen décide d’explorer le thème de long en large du cul, notamment sur les orgasmiques et rutilants « Bendover » aux airs de Blondie avec un « I am not a lover, I am a fight » qui ne passera pas inaperçu ainsi que l’urgent « Photograph » remarquable pour sa punchline qui se passera de traduction: « I wanna make you cum if you can make me laugh ».

Pas mal de moments étonnants sont à souligner à travers ce Toy comme le heavy « Hero For The Weekend » avec ses moments prog inattendus ou encore la reprise de Sparks nommée « Angst In My Pants » en beaucoup plus énergique qui rejoignent les influences power-pop de « Making Movies ». Britt Daniel de Spoon répond à nouveau présent (on aurait dit que son intervention deviendra indispensable à chaque album d’A Giant Dog) en assurant les chœurs de l’énorme « Roller Coaster ». Après s’être pris une bonne déflagration sonique de la part du groupe d’Austin, ils décident de calmer le jeu sur la fin avec une conclusion plus sobre et mélancolique nommée « Survive » chantée par Sabrina Ellis qui montre son côté vulnérable jamais exprimé auparavant: “I’m such a piece of shit, I wanna kill myself, I wanna kill myself but darling if I did, you’d have nobody else”. Et c’est ce qui fait la richesse d’A Giant Dog, c’est que derrière toute la fougue et ce je m’en-foutisme balancé sur les titres se cache une sensibilité touchante et humaine qui prend directement.

Note: 8/10

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