Beck – Colors

Après avoir reconnu la consécration avec Morning Phase en remportant le Grammy Awards du meilleur album en 2015, n’en déplaise à cette diva de Kanye West, Beck s’est dit qu’il n’a plus rien à prouver. Le génie (incompris) de la scène alternative américaine a plus de 20 ans de carrière donc il peut s’autoriser n’importe quelle liberté musicale, comme le prouve ce nouvel opus qu’est Colors paru il y a quelques jours maintenant.

Après le méditatif Morning Phase qui se veut être un sequel presque calqué de Sea Change, Beck enclenche vite la machine pop pour un Colors qui se veut mainstream à 100%. Sans doute touché par les mégatubes aussi bien entêtants qu’agaçants qui passent à la radio, que ce soit « Happy » de Pharrell, « Shake It Off » de Taylor Swift ou encore « Uptown Funk » de Mark Ronson & Bruno Mars, l’Américain s’est dit qu’il pouvait faire un disque de ce calibre. Et avec l’aide de son éternel complice Greg Kurstin que je ne présente plus, il nous balance donc un Colors qui se veut joyeux et fun. Ce qui n’est pas vraiment le cas.

Venant de la part de Beck, ce disque est une déception car trop poussif par moments avec des tubes qui se veulent trop festifs comme « Colors » qui ouvre le bal ou encore « I’m So Free » avec son refrain pseudo-Weezer sans oublier « No Distraction » qui frôle de très près le Taylor Swift (ou peut-être est-ce un pied de nez volontairement dédié à la diva cité au premier paragraphe de cette chronique). Donc oui, il y a certains titres qui frôlent le mauvais goût comme « Seventh Heaven » et « Up All Night » qui ressemble étrangement à l’emmerdant « Can’t Stop The Feeling » de Justin Timberlake mais ce n’est pas pour autant qu’il faut passer à côté de certains morceaux (un peu) plus sympathiques. Ah oui, il y a quand même « Dreams » avec son pont psychédélique très sympathique réminiscent de Tame Impala mais les sonorités trap de « Wow » qui nous rappellent que le génie farfelu de Beck est présent sans oublier ses ballades sucrées comme « Dear Life » ou encore le plus mélancolique « Fix Me » qui renferme ce disque trop incongru.

Allez savoir ce que Beck nous a pondu avec ce Colors qui manque vraiment de couleurs par moments. Le concept de départ était plutôt bien pensé mais ce nouveau disque est poussif, moins inventif et manque de substance quand il en a besoin. A défaut de vouloir être à la mode, l’Américain et son acolyte producteur s’est blessé sur son propre caillou. N’allez donc pas chercher quelque comparaison avec des autres œuvres excentriques comme Midnight Vultures, c’est bigrement décevant ici.

Note: 5/10

https://open.spotify.com/embed?uri=spotify:album:6BOQkxcHspMoRWEwEexf4l

Un commentaire sur “Beck – Colors

  1. Je dois être l’un des rares à défendre l’album ! Certes, c’est totalement différent de ce qu’il a fait auparavant mais c’est plutôt honorable pour de la « pop mainstream », c’est quand même assez efficace à mon goût, en tout cas plus que tout ce que l’on entend aujourd’hui à la radio !

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