Baxter Dury – Prince Of Tears

Baxter Dury est de retour et il n’est pas content du tout. Celui qui fut révélé au grand public avec ses deux grands classiques Happy Soup en 2011 et It’s A Pleasure en 2014 n’a plus du tout le sourire. Ce qui est plutôt étonnant de la part de notre dandy britannique qui nous fait esquisser un sourire à chacune de ses sorties musicales. Sur son nouvel album Prince Of Tears, c’est plutôt l’inverse et voici pourquoi.

Suite à sa récente tournée bien éprouvante, notre britannique adoré a connu pas mal de merdes, à savoir une rupture amoureuse à la clé qui l’aura chamboulé entre autres, le laissant le cœur brisé à tout jamais. Ce qui incitera à s’exiler et à affronter l’épreuve de la traversée du désert, comme le présage la pochette de son disque. S’ouvrant sur le sombre mais orchestral « Miami », le voilà placé sous le rôle d’un homme blasé et soûlé de toute désillusion et dont la seule chose qui reste à faire est de cracher toute sa haine pendant que les voix féminines toutes douces (celles de Madelaine Hart et Rose Elinor Dougall) chantonnent le refrain. S’ensuit le morceau suivant incroyablement dark et poignant « Porcelain » entièrement interprété par Rose Elinor Dougall qui affiche le tableau de ce Prince of Tears.

C’est au niveau de l’instrumentation que l’on constate également que ce disque est incroyablement travaillé. Avec l’aide de l’indispensable Ash Workman (Metronomy, Christine & The Queens, We Were Evergreen…) à la production, on se laisse emporter par une basse imposante tout au long de l’album et accentuent également les ambiances pesantes des titres comme « Mungo », « August » avec ses cordes implantant une ambiance plus que dramatique ou encore le dernier titre résolument attachant. Bien entendu, on retrouve des moments quelque peu légers pour détendre un peu l’atmosphère (mais pas trop cependant) avec « Listen » malgré son refrain poignant ainsi que « Almond Milk » faisant intervenir Jason Williamson des sales gosses Sleaford Mods. Passant de l’énervé sur « Letter Bomb » au poignant « Wanna », le fils du légendaire Ian Dury exprime son mal-être et ses épreuves difficiles qui le tourmentent: le deuil amoureux, la solitude, les nice guys incompris et sa désillusion face à la gente féminine.

Avec ce renouveau musical, impossible de ne pas se sentir désolé pour notre pauvre Baxter Dury tant ce Prince of Tears est un disque pop aussi bien touchant que réussi. Ce qui permettra au britannique de signer une oeuvre de psychanalyste où il a pu accoucher tous ses maux aux arrangements musicaux taillés minutieusement.

Note: 8/10

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