Swervedriver – Future Ruins

Swervedriver fait quelque peu parti des grands oubliés de la scène alternative des années 1990. Il est clair que le groupe d’Oxford fut éclipsé par les plus grands dans leur domaine à savoir My Bloody Valentine ou encore Slowdive et Ride. Vu que cette décennie est placée sous le signe du retour des vétérans de la domaine, le groupe est le dernier à faire impression avec leur tout nouvel album intitulé Future Ruins.

Trois ans et demi après leur album come-back du nom de I Wasn’t Born To Lose You, Swervedriver retrousse ses manches en nous offrant ce qu’ils savent faire de mieux: une pop alternative bien noisy sous fond de mur de guitares explosives. Et c’est tout le programme de ce Future Ruins qui se débute de la plus belle des manières avec l’introduction plutôt charmante du nom de « Mary Winter » qui a de quoi rappeler les débuts du groupe. S’en suit ainsi des morceaux plus ou moins marquants comme « The Lonely Crowd Fades In The Air », « Teeascending » et autres « Drone Lover » qui restent malheureusement ancrés dans leur temps.

C’est bien beau de jouer les nostalgiques des années 1990 mais encore faut-il s’adapter à son époque et Swervedriver peine à convaincre par moments. Avec des titres riches en distorsions et en roulements de caisse claire sans oublier l’interprétation quelque peu floue d’Adam Franklin, le groupe d’Oxford joue un peu trop la carte de la nostalgie avec des morceaux on ne peu plus redondants comme « Everybody’s Going Somewhere & No One’s Going Anywhere » et « Good Times Are So Hard To Follow ». Fort heureusement, on peut tout de même apprécier quelques moments originaux omme les allures power-pop de « Spiked Flower » montrant qu’ils n’ont tout de même rien perdu de leur verve.

Contrairement à la concurrence qui a réussi à s’adapter avec le temps, Swervedriver ne cherche qu’à jouer la carte de la nostalgie rendant ce Future Ruins qui manque quelque peu de nouveauté. Ceci dit, cela pourrait être une bonne réintroduction dans la discographie du groupe d’Oxford pour les novices en la matière mais la plupart du temps, on a l’impression qu’ils se reposent un peu sur leurs lauriers.

Note: 5.5/10