Lina Tullgren – Free Cell

À la fin de l’année 2017, une jeune prétendante venue des quartiers du Maine en Nouvelle-Angleterre répondant au nom de Lina Tullgren avait fait ses premières preuves avec Won (chroniqué ici). Dès lors, elle arrive tant bien que mal à s’immiscer dans le cercle de l’indie rock féminin du futur. Deux ans plus tard, elle décide de redoubler d’ambition avec son successeur nommé Free Cell.

Afin de mieux se démarquer, Lina Tullgren a employé les grands moyens. À l’écoute de ce Free Cell, tout nous laisse à penser qu’elle a décidé d’emprunter la voie de la sagesse. C’est avec des arrangements baroques et romanesques menés aux cordes et aux cuivres qu’elle surprend (et émeut surtout) à l’écoute de perles telles que l’introduction mettant directement dans l’ambiance ou bien encore « Golden Babyland » et l’entêtant « Saiddone ».

Hormis les élans plus électriques de « 110717 » rappelant son premier album, Lina Tullgren impressionne pour son ouverture d’esprit. Après un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, la musicienne semble avoir eu une révélation. C’est à l’écoute de tendres ballades comme « Bad At Parties », « Wow, Lucky » et autres « Soft Again » que l’on plonge dans son univers bien particulier. Et on n’est jamais au bout de nos surprises que ce soit sur les deux parties de « Soft Glove » ou sur la sublime conclusion nommée « Piano » car elle a réussi à se réinventer afin de fasciner un peu plus. Beaucoup devraient en prendre de la graine.

Note: 8.5/10