Adam Green – Engine Of Paradise

Chaque nouvel album d’Adam Green reste toujours un petit événement sur la scène anti-folk actuelle. On l’avait laissé notre héros new-yorkais avec l’album ou plutôt devrais-je dire bande-originale intitulé Aladdin il y a trois années de cela. De l’eau a coulé sous les ponts et le voici de retour avec son dixième opus intitulé Engine of Paradise.

Désormais signé sur le label de Danger Mouse, 30th Century Records, Adam Green reste égal à lui-même. Mettant au premier plan les thèmes de l’éternel conflit entre l’humain et les machines, la rencontre entre la spiritualité et la singularité ainsi que le rapport complexe entre la vie et la mort, Engine Of Paradise restera une oeuvre de pop baroque aux arrangements cristallins mettant au premier plan le talent toujours intact du new-yorkais. Voici donc neuf morceaux pour 21 minutes de musique où on se laisse emporter par les compositions ô combien lyriques comme « Gather Round », « Freeze My Love » et autres « Escape From This Brain ».

Accompagné de James Richardson (MGMT), Jonathan Rado (Foxygen) et Florence Welch au générique, Adam Green fascine toujours autant sur des morceaux mélodiques et soignés comme « Cheating On A Stranger » et « Rather Have No Thing » qui ne dépassent jamais les 3 minutes. S’achevant sur le doucement mélancolique « Reasonable Man », le new-yorkais continue de nous impressionner avec ce Engine of Paradise taillé comme du diamant brut. A ne pas passer à côté.

Note: 7.5/10