Sarah Mary Chadwick – Please Daddy

Suite à une recrudescence de mails et de sorties, j’ai malheureusement fait une impasse sur l’album de Sarah Mary Chadwick paru il y a quelques mois. Mais fort heureusement, l’auteure-compositrice-interprète de Melbourne a plus d’un tour dans sa poche car en ce début d’année, elle présente son nouvel album nommé Please Daddy.

Et très vite, les premières notes de l’album donnent la couleur et ce n’est pas la joie. « When Will Death Come » qui est l’introduction en question met en avant l’interprétation des plus vibrantes de Sarah Mary Chadwick noyée sous des arrangements baroques dramatiques. Ce n’est que le début car l’australienne établit son deuil en faisant preuve de sa vulnérabilité sur les compositions théâtrales de « I’m Not Allowed In Heaven », « The Heart and Its Double » ou encore de « Let’s Fight ».

Le deuil qu’entame Sarah Mary Chadwick s’avère être un périple tortueux sur Please Daddy. Sa voix implore le pardon et l’appel à l’aide notamment sur les poignants « Make Hey » ou bien encore « Nothing Sticks » et « My Mouth My Cunt ». Et entre deux, un brin de positivité fait écho sur « If I Squint » avant de nous achever une ultime fois avec « All Lies » où elle exorcise tous ses maux les plus profonds.

Au final, Sarah Mary Chadwick est sur la pente montante qu’elle a prise avec The Queen Who Stole The Sky. Please Daddy est un sublime et touchant album de rédemption où la native de Melbourne arrive à faire sa vulnérabilité durant cette épreuve bien complexe et le fait de façon artistique que ça en devient vibrant.

Note: 9/10