Wolf Alice – Blue Weekend

Est-il encore nécessaire de rappeler les anciens faits d’arme de Wolf Alice ? Pas vraiment non. Le quatuor indie rock britannique mené par la charismatique Ellie Rowsell a dominé le game avec leurs deux premiers albums qui leur ont valu une récompense au Mercury Prize donc, qui le peut ? Les voici donc de retour avec leur successeur intitulé Blue Weekend.

C’est en compagnie de Markus Dravs à la production que Wolf Alice décide de frapper fort une troisième fois avec leur formule gagnante. Blue Weekend débute avec un « The Beach » étonnamment éthéré prenant des élans un brin progressif au fur et à mesure tout comme « Delicious Things » qui emboîte le pas et surprend pour ses arrangements acoustiques et aux cordes frémissantes. Lorsque l’on écoute d’autres ritournelles telles que « Feeling Myself » et « No Hard Feelings », une question subsiste: Wolf Alice se serait-il définitivement adouci ?

Encore une fois, on a parlé trop vite car la bande à Ellie Rowsell n’a abandonné son son à mi-chemin entre grunge et shoegze qui aura fait leur renommée. On en veut pour preuve des brûlots efficaces tels que « Lipstick On The Grass », « Smile » ou bien encore la perle explosive du disque qui est l’enragé « Play The Greatest Hits » où la chanteuse et guitariste s’en donne à coeur joie comme au bon vieux temps. Ces moments électriques arrivent à cohabiter avec la large palette musicale qu’a entrepris le quatuor avec des passages pop que sont « Safe From Heartbreak (If You Never Fall In Love) » ainsi que « The Last Man On Earth » qui sont irrésistibles.

S’achevant avec la seconde partie de « The Beach » synthétisant avec réussite le tableau de ce nouvel album, Wolf Alice n’a donc pas peur d’afficher ses grandes ambitions. Mêlant indie rock, grunge, shoegaze, synthpop et pop romantique et dense, le quatuor livre ici son disque le plus éclectique avec comme fil conducteur des élans progressifs méritant son lot d’attention. A nouveau du grand art avec eux.

Note: 9/10