Gregor Barnett – Don’t Go Throwing Roses In My Grave

The Menzingers avait marqué son coup avec leur dernier album du nom de Hello Exile paru en 2019. Suite à cela, le groupe de pop-punk américain a décidé de prendre du recul et au bon moment car la pandémie a éclaté. Ceci est l’occasion pour Gregor Barnett, chanteur et guitariste du groupe, de se lancer en solo avec l’arrivée de son premier disque intitulé Don’t Go Throwing Roses In My Grave.

En voyant le titre, on devine l’ambiance du disque: pas à la joie. En effet, Gregor Barnett est du genre contemplatif et spleenesque à travers ces influences à mi-chemin entre folk, Americana et heartland rock qui sont palpables à l’écoute des morceaux introspectifs et vulnérables tels que l’introduction nommée « Oh Lord, What Did You Know » sonnant comme un plaidoyer avant d’enchaîner avec les ballades bouleversantes telles que « Driving Through The Night » et « No Peace of Mind To Rest ».

Don’t Go Throwing Roses In My Grave fera un rapprochement entre Bruce Springsteen et Nick Cave en passant par le spectre de Chris Isaak tandis que Gregor Burnett prend du recul par rapport à sa vie. C’est avec des titres solennels à l’image de « Talking To Your Tombstone » et « Hurry Me Down To Hades » que le leader de The Menzingers réussira à nous surprendre et à nous toucher par la même occasion. Plus on avance, plus on sent qu’il trouvera la lumière avec cette lueur d’espoir qui se rapproche au fur et à mesure avec « Anthem For The One I Love » et le final nommé « Guest In Your House » qui cicatrisera sa peine qui l’a rongé depuis tant d’années. Une introspection pour la moins poignante et surprenante de la part de Gregor Burnett.

Note: 7/10