Jana Rush – Painful Enlightment / Dark Humor

A l’été 2017, Jana Rush était sortie des sentiers battus avec son disque nommé Pariah. La DJ et productrice de Chicago a réussi à se démarquer de la concurrence en matière de footwork pour un condensé musical pour le moins émotionnel. De l’eau a coulé sous les ponts depuis et il est temps pour elle de faire un retour en puissance avec Dark Enlightment.

Très rapidement, on plonge dans la psychologie tourmentée de notre auteure qui n’en finit pas de nous impressionner. Le footwork prendra une dimension bien ténébreuse avec cette alliance entre mélodies obscures à travers des samples déformés et rythmiques tapageuses qui s’expriment sur l’ouverture nommée « Moanin' » avec un solo de saxophone bien dérangeant ou bien encore sur les denses « Suicidal Ideation » et « G-Spot ».

Jana Rush poursuit cette épopée bien inquiétante avec des morceaux sortis des pénombres. Que ce soit sur « Disturbed », « Mynd Fuc » ou sur « 3 », Dark Enlightment nous fera frémir comme personne. Lorsqu’elle convie notamment DJ Paypal (paie ton blase) récidivant à deux reprises sur « Intergalactic Battle » et sur le final « Just A Taste » ou bien encore Nancy Fortune sur « Drivin’ Me Insane », la productrice de Chicago redouble encore plus d’ambitions. De quoi aborder ce nouvel album sous de nouvelles conditions.

Note: 8/10

L’été 2021 était placée sous le signe de Jana Rush qui nous avait ensorcelé avec son album Dark Enlightment. Et bien voilà qu’elle nous joue un nouveau tour avec l’arrivée de son nouvel EP nommé Dark Humor.

Un rab musical de sept nouveaux titres de sa part, ça ne se refuse pas. Jana Rush enfonce quelque peu le clou en y ajoutant une pointe d’humour noire dans sa footwork cérébrale, que ce soit sur « Don’t Want No Dick » et sur « Unk ». On retrouve une nouvelle version de « Suicidal Ideation » qui vaut son pesant d’or ainsi qu’une nouvelle collaboration avec DJ Paypal pour un « Lonely » des plus explosifs. Toujours est-il que la productrice de Chicago continue de nous impressionner avec sa science musicale infuse sur « Clown » et « Make Bitches Cum » prouvant qu’avec Dark Humour, elle n’est pas prête de s’arrêter de sitôt.

Note: 7.5/10