Renata Zeiguer – Picnic In The Dark

Souvenez-vous lorsque Renata Zeiguer avait envoûté son monde avec son premier album Old Ghost (chroniqué ici). L’auteure-compositrice-interprète et musicienne de Brooklyn avait fait son nid avec élégance et avec sa musique somptueuse et touchante après avoir accompagné bon nombre de groupes sur la route. Après plusieurs années d’absence, la revoici qui reluit de plus belle avec Picnic In The Dark.

Ici, Renata Zeiguer prouve que son quotidien a été bouleversé comme 99% des musiciens. Sur Picnic In The Dark, elle raconte sa nouvelle vie loin de la civilisation urbaine new-yorkaise à travers des compositions plus détendues et plus bucoliques que jamais. On pense par exemple à l’introduction enchanteresse nommée « Sunset Boulevard » plantant le décor avec soin avant de nous entraîner avec les plus smooth « Evergreen » et « Whack-a-mole » qui témoignent de ce changement.

Picnic In The Dark viendra lorgner vers la lounge-pop avec une dose de twee et de lo-fi. Renata Zeiguer rayonne pour ce côté insouciant qui est sublimement exprimé sur « Child » et « Burning Castle » enivrants à l’écoute. La brooklynite continue de transmettre de vibes ensoleillés avec « Avalanche » et « Carmen » avant de se clôturer avec une berceuse interprétée en espagnol qu’est « Primavera », comme une invitation à lâcher prise. Tel est le motto de Renata Zeiguer qui opère un incroyable coup de force.

Note: 9/10