Ethel Cain – Preacher’s Daughter

Ethel Cain est un nom qui circule depuis un bout de temps maintenant. La musicienne américaine avait fait parler d’elle avec des sorties pour les moins remarquées et remarquables. Suite à cela, elle présente un premier album tant attendu du nom de Preacher’s Daughter.

Voici venir treize titres pour 75 minutes de musique où Ethel Cain nous embarque dans une odyssée musicale absolument renversante. À mi-chemin entre dream-pop, musique gothique et witch house, la native de la Floride nous entraîne dans son monde parsemé de mélancolie et de mystère avec une introduction solennelle du nom de « Family Tree » annonçant la couleur.

Preacher’s Daughter est un récit glaçant où notre hôtesse entame une introspection brute mais nécessaire à travers des compositions hantées et riches en influences. Allant des influences 80’s sur « American Teenager » et sur « Gibson Girl » avec des teintes white noise aux ascensions gothiques avec « A House In Nebraska », « Western Nights » et « Thoroughfare », elle se livre sur son passé où elle a rejeté par sa famille et sa communauté suite à son orientation sexuelle et son identité. Avec un pouvoir émotionnel digne de Florence Welch et de Lana del Rey, Ethel Cain nous fait frissonner par des moments épiques tels que l’électrique et oppressant « Ptolemea » ainsi que les libérateurs « Televangelism » et « Sun Bleached Flies » avant que sonne un « Strangers », conclusion définitivement hantée. Le premier album de la musicienne de Floride est une introspection dense qui est placée sous le signe de l’affirmation de soi et c’est plutôt un bel exercice de style en soi.

Note: 8/10