The Kooks – 10 Tracks To Echo In The Dark

En 2018, The Kooks semblait revenir des morts avec leur album nommé Let’s Go Sunshine (chroniqué ici). Le désormais groupe culte de Brighton avait prouvé qu’ils n’étaient pas totalement morts dans le game même si ce n’est pas le chef-d’œuvre escompté. Quoi qu’il en soit, Luke Pritchard et ses acolytes retroussent leurs manches et présentent leur successeur nommé 10 Tracks To Echo In The Dark.

Comme la plupart des artistes et groupes, Luke Pritchard a vu son quotidien complètement chamboulé, mais plutôt dans le bon sens pour lui. Celui qui a lancé son side-project musical nommé DUO avec sa femme a pu goûter à la paternité et cela se ressent sur ce 10 Tracks To Echo In The Dark lui permettant de voir la vie sous un autre angle. Il n’y a qu’à juger ces influences électro-pop notamment sur le titre d’ouverture nommé « Connection » qui aura de quoi rappeler du The Weeknd de nos jours (et je dis ça sans mauvaise foi) ou encore des allures quelque peu groovy et pêchus de « Jesse James » et de « Oasis » qui rappelleront l’ère Listen mais en plus réfléchi.

Alors certes, la production se veut plus pop et mainstream que jamais mais cela n’empêche pas pour The Kooks d’être en phase avec cette époque. C’est notamment le cas pour « Closer » et « Sailing On A Dream » qui affichent un visage nouveau pour le trio de Brighton tout comme sur la collaboration avec les allemands Milky Chance sur le trop sucré « Beautiful World » ou bien encore « 25 ». 10 Tracks To Echo In The Dark veille (trop) à la bienveillance même si certains clins d’œil au passé refont surface comme « Cold Heart » et la ballade folk nommée « Without A Doubt » en guise de clôture qui fera fondre sa fanbase féminine nostalgique. Malgré ce virage bien trop pop, The Kooks réussit tout de même à se réinventer pour mieux repartir du bon pied.

Note: 7/10