Cory Hanson – Western Cum

Si il y a un come-back qui fait plus que plaisir, c’est bien sûr celui de Cory Hanson. Le membre originel de Wand n’avait pas donné signe de vie depuis 2021 avec son Pale Horse Rider de haute qualité (chroniqué ici). Le voici de retour prêt à nous jouer un mauvais tour avec Western Cum qui fut attendu tel le Messie psychédélique.

Là où Pale Horse Riser fut une réussite psych-folk, Western Cum sera son contraire. En effet, Cory Hanson, accompagné de son groupe Slowhand où l’on retrouve son frère Casey à la basse, renoue avec le garage psychédélique de Wand avec plus de flamboyance qu’auparavant. On est en plein dedans dès les premières notes de « Wings » aux riffs gras rappelant Thin Lizzy par moments où la section rythmique reste survoltée tout comme sur « Housefly » et sur « Horsebait Sabotage » un brin agressifs mais qui sont d’incroyables défouloirs heavy.

Ce qui frappe également d’emblée lors des écoutes répétées de Western Cum, c’est bien évidemment les arrangements de haute volée qui l’accompagnent. C’est d’autant plus notable pour la pause douceur qu’est « Ghost Ship » entre deux moments survoltés ou encore « Persuasion Architecture » cohabitant le noisy et le mélodique. Cory Hanson sait alterner les fulgurances électriques et les dimensions expérimentaux pour un maximum de sensations avec notamment la pièce de résistance de 10 minutes nommée « Driving Through Heaven » pour un pur moment d’orgasme sonique.

Passée la conclusion mélancolique et apaisée nommée « Motion Sickness » rappelant la grâce de Screaming Trees, Cory Hanson est au sommet de son inspiration et ce Western Cum ne fait pas exception à la règle. Ce périple musical reste fort en sensations prouvant que le membre de Wand n’a rien perdu de sa verve et de son inventivité.

Note: 8/10