Future Islands – People Who Aren’t There Anymore

Lorsque Future Islands fait son grand retour, c’est toujours un événement dans l’indiesphère actuelle. Le groupe de Baltimore n’avait pas donné signe de vie depuis l’année 2020 avec leur précédent album du nom d’As Long As You Are (chroniqué ici) prouvant que Samuel T. Herring et ses compères ont réussi à nous émouvoir avec leur synthpop beaucoup plus contemplatif qu’auparavant. Trois années et demi plus tard, les voici de retour en pleine forme avec leur septième album événement du nom de People Who Aren’t There Anymore.

Ici, Future Islands repart à zéro et compte chasser les vilains nuages une bonne fois pour toutes. People Who Aren’t There Anymore démarre en trombe avec un « King of Sweden » résolument psychédélique et coloré où la voix soulful de Samuel T. Herring rayonne tandis qu’il chante l’amour qui anime l’être humain chaque jour avant d’enfoncer le clou avec les synthés émouvants de « The Tower » qui contrastent parfaitement avec cette énergie contagieuse ainsi que des allures dancefloor nocturnes de « Deep In The Night ». Placé sous le signe du renouveau et de l’espoir après un événement traumatique, tel est le leitmotiv de ce nouveau disque.

On n’est pas au bout de nos surprises avec l’arrivée de futurs hymnes live tels que les grandioses « Say Goodbye » et « Give Me The Ghost Back » où Future Islands réussit à concilier arena rock et synthpop épique de la plus belle des manières tout en flirtant avec la city-pop sur les ambiances néon de « Peach ». Future Islands ressurgit tel un phénix en mettant du baume au cœur avec également les synthés ondoyants de « The Thief » et de « The Fight » qui arrivent à consolider avec des moments plus déchirants à l’image de « Corner of My Eye » et de la somptueuse conclusion nommée « The Garden Wheel » où Samuel T. Herring exorcise sa peine de ses relations tumultueuses en faisant preuve de franchise. Il n’empêche que Future Islands continue de briller avec ce nouvel album qui nous aidera à battre la morosité ambiante actuelle.

Note: 8/10