Fuzeta – Ferel

Vous vous souvenez de Fuzeta ? Cela date d’un petit bout de temps quand on y repense. Une des révélations qui nous avait touché à travers une poignée d’EPs et de sorties mémorables s’est vivement faite attendre depuis de nombreuses années. Et l’attente en vaut la peine car ils sortent enfin leur premier album qui s’intitule Feral.

Très rapidement, le trio fraternel composé de Charles-Alexandre, Pierre-Antoine et Dorian Sims qui est également rejoint par Thomas Schneider (claviers) et par Charles Le Dorven (batterie) compte nous en faire voir de toutes les couleurs à travers ces douze nouvelles compositions racées et riches en émotion. Démarrant en trombe avec un « More Than Bliss », on devine aisément la fougue de Fuzeta et leurs qualités mélodiques qui n’ont rien perdu de leur magnificence tout comme « Venetian » et « The Clocks Are Bleeding ». Ferel sonne comme un manifesto absolument vivifiant.

Un cri du cœur, un cri dédié à la vie et à la liberté: voilà comment on peut résumer Ferel. Si l’on prend en compte les influences pop-rock du quintet qui brillent une fois de plus sur des morceaux intenses à l’image de « This Early Morning » ou bien également de « Wandering Life » ainsi que de « Marla Loves You », ce premier album répond à toutes ses promesses sans oublier ce côté voyageur et dépaysant qui nous séduit d’emblée. Fuzeta fait grimper la température au fur et à mesure dans ce premier album avant de tutoyer les sommets avec entre autres les montées en puissance remarquables de « Keeping Grace » et de « Over and Over ». Il ne manquera plus qu’une conclusion de toute beauté du nom de « Last Home » pour que le périple musical que nous propose Fuzeta réussisse à nous séduire de nouveau. Nous incitant à prendre le large avec leur indie rock aux allures ensoleillées, la fougue et la passion priment de bout en bout et c’est grâce à l’alchimie toujours aussi indéniable et ardent du quintet qui reste un des secrets les mieux gardés de l’Hexagone.

Note: 7.5/10