Faye Webster – Underdressed At The Symphony

Une chose est sûre, c’est que Faye Webster a mis tout le monde d’accord avec ses deux premiers albums dont le toujours excellent I Know I’m Funny Haha paru deux années et demi plus tôt (chroniqué ici). L’autrice-compositrice-interprète venue d’Atlanta continue de gravir les échelons avec son style musical si élégant qui continue de s’affiner avec son successeur intitulé Underdressed At The Symphony.

Une fois de plus, Faye Webster réussit à envoûter son auditoire à travers ce nouvel album épuré et introspectif. On retrouve avec brio les influences qui auront longtemps nourri la divine musicienne d’Atlanta dès le départ avec « Thinking About You » où les ambiances 70’s raffinées et finement orchestrées n’en finissent pas de nous éblouir tout comme sur « But Not Kiss » et « Wanna Quit All The Time ».

Avec ces allures de jam-sessions acoustiques, Faye Webster s’ouvre sur ses récentes mésaventures qui l’ont avant tout formé. Doté d’une plume aiguisée et douce-amère, l’introspection de la musicienne continue de nous éblouir à travers des compositions ayant de quoi rappeler la production de Matthew E. White notamment sur « Lifetime » et « He Loves Me Yeah ! ». Elle pourra également compter sur son ancien camarade de classe qu’est le rappeur (?) Lil’Yachty pour un « Lego Ring » un brin léger pour un duo autotuné. De l’Auto-Tune en veux-tu en voilà également sur « Feeling Good Today » aux légères manipulations électroniques avant de repartir dans des terrains organiques et analogiques avec des somptueuses ballades aux arrangements riches à l’image de « eBay Purchase History » et de « Tttttime » en guise de conclusion glorieuse.

Pour être honnête, j’étais pas aussi enchanté par Undressed At The Symphony contrairement à son magnifique prédécesseur nommé I Know I’m Funny Haha. Sans doute peut-être parce que je préfère son aspect plus spontané que contemplatif. Il n’empêche que Faye Webster continue de nous enivrer à travers cette fusion entre alt-country, soft-rock et indie folk qui lui va à ravir et le charme reste toujours autant présent.

Note: 8.5/10