The Lemon Twigs – A Dream Is All We Know

Non, ne pensez pas une seconde que The Lemon Twigs allait en rester là après Everything Harmony l’an dernier (chroniqué ici). C’est mal connaître le duo de Long Island qui continue de nous en faire voir de toutes les couleurs en marchant sur les pas des Beach Boys et de Simon & Garfunkel pour des compositions plus harmonieuses que jamais. La preuve en est avec leur sixième disque nommé A Dream Is All We Know un an pile presque jour pour jour.

Brian et Michael D’Addario retroussent leurs manches en nous embarquant dans une épopée définitivement glam et rétro. Démarrant en trombe avec un « My Golden Years », The Lemon Twigs repartent en contrées dignes de The Beach Boys où on s’imagine en train de rider les cheveux au vent sur la route 66 avant qu’interviennent des moments de sunshine pop finement arrangés tels que « They Don’t Know How To Fall In Place » et « Church Bells » qui suivent. Y verrait-on un retour aux sources pour The Lemon Twigs ? C’est fort probable.

Il n’y a qu’à juger les écoutes de « Sweet Vibration » ou bien également de « In The Eyes Of The Girl » où l’aspect théâtral de Do Hollywood règne en maître tandis que nos deux frangins de Long Island maîtrisent aussi bien les influences de Liverpool que celles de Laurel Canyon. A Dream Is All We Know continue de nous impressionner par cette joie communicative de bout en bout avec « How Can I Love Her More ? » ou bien avec « Ember Days » qui sont de sacrés tubes pop vintage et ensoleillés avant de s’achever sur une note plus glam avec « I Should’ve Known Right From The Start » et « Rock On (Over and Over) » aux airs de T.Rex rappelant leur créativité toujours aussi hors normes.

A Dream Is All We Know est donc le jumeau maléfique d’Everything Harmony où The Lemon Twigs revient aux bases de leur musique théâtrale et ô combien joviale. Une autre preuve que les frères D’Addario savent aussi bien maîtriser les influences pop psychédélique que d’autres plus sunshine-pop glam pour en faire une œuvre concise et allant droit au but.

Note: 8/10