Cœur-Joie – Réminiscences

Il y a deux années de cela, Cœur-Joie était sorti des sentiers battus avec son premier EP nommé Alumette au bout des îles. La formation issue de groupes différents (Structures, Bootchy Temple, Volage, Marietta, Pleasure Principle…) a su créer un nouveau genre, à savoir la post-twee-pop, où on sent qu’ils marchent sur les pas de Cate le Bon, Tim Presley, Deerhunter, Stereolab et plus encore. Cette année, ils reviennent en pleine forme avec un véritable premier long-format nommé Réminiscences.

Afin de prolonger la saison estivale, Martin Meilhan-Bordes et ses compères nous offrent un bon condensé de compositions ensoleillées et douces-amères qui solidifiera leur statut. Débutant le périple avec un « L’Île du Diable » gentiment psychédélique, on prend de nouveau connaissance avec des textes surréalistes aux mélodies solaires qui auront de quoi rappeler Aline par moments avant de prendre le large avec les somptueux et racés « Les Années Moyen-Âge » où les guitares carillonnantes et les cuivres ardents résonnent mais également le plus printanier « Ciel de Traîne ». Nul doute que la musique de Cœur-Joie respire la bienveillance et l’insouciance.

Réminiscences traduit ainsi toute la palette musicale du quintet français qui aura de quoi apaiser notre âme et conscience même pendant des moments enlevés comme sur « Cœur-Joie ». Petit à petit, la musique s’imbrique vers des influences plus lo-fi mais ne perdra jamais son essence ensoleillée avec « Rescomuna » et « Verillons » frôlant de très près les sonorités un brin cold. Il ne manquera plus qu’un « Serpentes » en guise de conclusion, à mi-chemin entre surf et twee-pop, placée sous le signe de la nostalgie prouvant qu’avec Cœur-Joie, la rentrée sera plus agréable.

Note: 8/10