
On avait laissé Blasé en pleine forme avec un premier EP du nom de Pourquoi Blasé il y a deux années de cela (chroniqué ici). La moitié du duo Haute était aussi sorti des sentiers battus avec cette fusion musicale qui lui a permis de se faire une place dans le game au même degré que son (ex-)acolyte Anna Majidson. A l’approche du printemps, l’heure est venue pour lui de confirmer avec l’arrivée de son premier long-format nommé BLABLABLA.
Le musicien, producteur et compositeur franco-américain viendra une fois de plus élargir ses horizons à travers ces quinze nouveaux titres riches en groove. Celui qui a collaboré avec la crème de la crème (Agoria, DJ Pone, Jwles…) pose les bases dès le départ avec « Instant Magique » où l’on retrouve sa formule magique qui continue de faire mouche avant d’enfoncer le clou avec « Different Mind » et « Ice Comfortable » interprétés cette fois-ci en anglais. Qu’elle soit hip-hop old school, jazz, disco, new wave, funk ou même bossa nova, le cocktail musical de Blasé ne laisse personne indifférent à travers d’autres délices auditifs comme « Chemicals », « Mirror » et autres « It Feels So Good ».
Bien entendu, dans ce melting-pot musical, Blasé sort son carnet d’adresses prestigieux. On retrouve entre autres le rappeur Jwles et son flow absolument original et décomplexé à deux reprises sur « Jacques » et sur « Not Now » en compagnie du rappeur américain Valee mais encore le regretté Cola Boyy qui se met au hip-hop sur le smooth « I Need It (From You) » (et ça fait toujours bizarre d’entendre sa voix maintenant qu’il n’est plus là) et l’illustre inconnu Eshu 7 le temps d’un « Free » rafraîchissant. Mais la véritable surprise de ce BLABLABLA, c’est LA réunion de Haute le temps d’un morceau qui se nomme « Faces » aux allures trip-hop bien aériennes que l’on appréciera toujours autant.
Mais quoi qu’il en soit, Blasé s’éclate en nous entraînant dans son labyrinthe musical avec d’autres trouvailles somptueux que sont « I Know You », « Ange » et « Maria » en guise de conclusion cotonneuse. Avec ce premier album, le musicien et producteur franco-américain arrive à dessiner son univers musical protéiforme mais riche en groove. Avec cela, il y aura zéro tracas, zéro blabla.
Note: 8/10
