marcel – ô fornaiz

Il y a deux années de cela, marcel avait frappé fort avec son prédécesseur qui s’intitule charivari (chroniqué ici). Suite à cela, le groupe belge continue de se faire une place confortable dans le paysage musical belge et viendra nous en faire voir de toutes les couleurs de nouveau avec leur successeur qui s’intitule ô fornaiz.

Une chose est sûre, c’est que marcel passe la seconde dès le départ avec l’incendiaire et jubilatoire « allegro barbaro » et « task force diane » pour les moins urgents. Le quatuor se montre plus noisy et plus électrique que jamais à travers des déflagrations soniques pour les moins galopantes que sont « the digger » ou encore « basho basho basho » brouillant les pistes entre art-rock, noise-punk et math pour un maëlstrom hors du commun.

Repoussant les limites comme jamais, marcel étonne une fois de plus par leur fougue survoltée qui brille de A à Z. On en veut pour preuve les brûlots flamboyants de « st. glin glin » et de « innersummer » où le groupe étonne par cette force surnaturelle qu’il réussit à maîtriser par des moments plus sobres comme « suif » et « manu militari » avant d’ajouter une légère dose de groove sur « entartete pop ». ô fornaiz qui se clôture avec un « the final life of kushim wang » absolument intense et dépaysant et fort en émotions prouve que marcel reste avant tout un groupe capable de distiller d’innombrables émotions fortes à chaque disque marquant.

Note: 7.5/10