
Dans notre vie, il est parfois important de tout désapprendre ce que l’on a acquis afin de mieux repartir à zéro sur de nouvelles bases. Le temps de prendre du recul sur nos vies suite à un événement impactant et de prendre un nouveau virage. C’est notamment le cas pour Fleur Offwood qui était sortie des sentiers battus avec son dernier album nommé Les Chansons Naïves paru il y a trois années de cela (chroniqué ici) comptant des collaborations avec Chassol ou The Rodeo et Vivre!. Mais un événement aura tout chamboulé, à savoir le décès de sa sœur où elle compte s’absenter pendant un laps de temps. Cette année, ne l’appelez plus Fleur Offwood mais Dahlia avec un tout nouveau style raffiné où il faudra se familiariser ave son nouvel album nommé The Mountain paru ce lundi de Pâques.
Nouveau nom, nouvelle musique et nouvelle philosophie: Dahlia ira marcher sur les pas de Carole King mais également de Karen Carpenter et de Burt Bacharach tout au long de ces treize compositions raffinées et somptueuses menées tantôt à la guitare tantôt au piano. The Mountain viendra se rapprocher des influences à mi-chemin entre sunshine-pop, indie folk et gospel avec cet aspect DIY qui lui va à merveille. Cela lui permettra de se mettre à nu, dès le départ avec « Sacred Heart » définitivement épuré avant de prendre son envol avec « I Keep Smiling » et « Simple Moments » qui auront de quoi nous procurer d’innombrables frissons.
On peut considérer The Mountain comme une sorte de renaissance musicale pour Dahlia (accompagnée de plusieurs chœurs signées Boris Maurussane, OhMyBaroness ou encore Guillaume Fédou). Elle viendra ainsi rendre hommage à sa soeur disparue sur le morceau-titre bouleversant ou partager un moment de tendresse envers sa progéniture (« When I Go Too Far Away », « Bianca ») et sa foi qui la maintient jusqu’ici à travers des moments gracieux comme « An Island », « Dream Of A Country » ou bien même « I Worry ». Ce qui fait l’unicité de ce disque est l’homogénéité et cet aspect solennel qui prime de bout en bout avec d’autres titres vibrants comme « Monochrome Boy » et « Ex-Voto » en guise de conclusion élégiaque. Avec The Mountain, Dahlia renaît tel un phénix et offre un recueil musical vintage te doux-amer mais teinté de philosophie et de mysticisme à la hauteur du talent de son autrice qui n’aura pas fini de nous émerveiller.
Note: 7.5/10
