
Ce qui est sûr, c’est que John Dwyer n’aura pas fini de nous surprendre et de se renouveler. A l’heure où on attend la prochaine livraison de Osees, notre guitariste effronté présente un nouveau side-project pour le moins détonnant du nom de Chime Oblivion. On retrouve ainsi David Barbarossa, batteur emblématique d’Adam & The Ants et de Bow Wow Wow (yipee yo yipee yeah…), mais également des membres de Damaged Bug, Fine Young Cannibals et de Flying Luttenbachers. Et voici venir leur premier album événement prêt à nous mettre sens dessus dessous.
A l’écoute du premier album de Chime Oblivion, on sent que les influences des groupes sont passées à la centrifugeuse pour en ressortir un cocktail musical frénétique, nerveux et ô combien groovy. Après une courte introduction de 12 secondes, ils envoient tout valser avec un « NEIGHBORHOOD DOG » ébouriffé, à mi-chemin entre post-punk et garage psychédélique, avant d’enfoncer le clou avec d’autres trouvailles survoltées que sont « KISS HER OR BE HER » pour le moins cuivré ou bien même le plus déstructuré « THE FIEND ». Vous l’avez compris, on a affaire à une épopée musicale absolument excentrique.
Et ce n’est que le début car Chime Oblivion ira nous faire voir de toutes les couleurs. On en veut pour preuve les couleurs gentiment dub de « HEATED HORSES » ou plus world avec « AND AGAIN » et jazz avec « COLD PULSE » à travers leur post-punk débridé et saccadé qui fait un malheur. John Dwyer et ses compères ne reculeront devant rien et surtout lors des écoutes du saccadé « THE UNINVITED GUEST » sans oublier les vifs et percutants « THE MYTHOMANIAC », « SMOKE RING » et « I’M NOT A MIRROR » d’une folie incontrôlable.
Il ne manquera plus qu’une dose d’expérimentation foutraque avec « GRASS » et « THE CATALOGUE » en guise de conclusion bien originale pour rappeler que John Dwyer n’a rien perdu de leur fougue. Une belle cour de récréation pour notre cerveau fou avant qu’on le retrouve avec ses compagnons de Osees en août prochain que l’on espère toujours aussi dingo. Croisons les doigts fort.
Note: 7.5/10
