PUP – Who Will Look After The Dogs ?

On avait laissé PUP en pleine forme avec son précédent album nommé The Unraveling Of PupTheBand il y a trois années de cela maintenant (chroniqué ici). Suite à cela, le groupe de pop-punk de Toronto a continué de gravir en échelons afin de devenir une des formations qui compte le plus ces derniers temps, ce qui n’est pas rien. Maintenant son rythme d’un album tous les trois ans, ils font leur grand retour avec leur successeur nommé Who Will Look After The Dogs ?.

Une fois n’est pas coutume, PUP renoue avec des compositions incendiaires et enflammées qui auront fait leur renommée jusqu’ici tout en conviant le renommée John Congleton derrière les manettes que je ne présente plus. Démarrant en trombe avec un « No Hope » dévastateur, le groupe de Toronto fait parler leur ras-le-bol et leur désillusion face à leurs vies respectives avant d’enfoncer le clou avec cette énergie cathartique présente sur « Olive Garden » avec une influence digne de feu Girlpool des débuts ainsi que le mélodique et quelque peu sentimental « Concrete » avec la plume si évocatrice et dévastatrice de Stefan Babcock (« We were only 18, you watched me spill my guts all over the concrete/Told me I should stay, like a witness can fix this », chante-t-il). De quoi planter le décor de la meilleure des manières, si vous voulez mon avis.

Who Will Look After The Dogs ? arrivera à retranscrire avec beaucoup de précision le malaise de la génération actuelle qui subit les dégâts de nos aînés. Avec des textes aussi cathartiques que défaitistes sur des morceaux efficaces en diable tels que « Needed To Hear It » ou bien même « Paranoid », PUP saura nous interpeller à bon escient. Même lorsqu’ils convient le héro des temps modernes Jeff Rosenstock le temps d’un « Get Dumber » digne de Jimmy Eat World, le groupe ne recule devant rien et fait parler leur aspect nihiliste à bon escient sur « Hunger For Death » (et son refrain fédérateur qu’est « Fuck everyone in this venue, especially me, especially me ») ou bien encore sur les doux-amers « Hallways » et « Best Revenge » pouvant secouer son auditoire par cette plume presque auto-dévalorisante (« The best revenge is living well / I’ve been living like shit, it’s been fucking up my sleep », chante-t-il).

S’achevant sur la très poignante « Shut Up » qui est un véritable plaidoyer pour le bien-être et la sérénité, PUP ne laissera personne indifférent une fois de plus. Avec Who Will Look After The Dogs ?, le quatuor canadien réussit à combiner fougue juvénile et thèmes sombres avec tout de même une lueur d’espoir qui survit à chaque note. Et le résultat s’avère de nouveau captivant.

Note: 7.5/10