
En l’espace de trois albums, Lael Neale est devenue une des musiciennes qui réussit à nous procurer d’innombrables frissons. Il y a deux années de cela, la musicienne californienne a réussi à nous enivrer comme jamais avec son précédent album nommé Stars Eating Delight (chroniqué ici). Allons savoir ce qu’elle va nous réserver pour cette nouvelle aventure nommée Altogether Stranger qui s’annonce bien scintillante ma foi.
En compagnie de son acolyte de toujours Guy Blakeslee, Lael Neale viendra de nouveau fasciner son auditoire en posant des dualités qui la rongent tant, à savoir cette dualité entre la campagne contre la ville ou encore l’humanité contre la technologie. Ce Altogether Stranger ne déroge pas à la règle avec ces neuf compositions hantées mais enivrantes dont l’entrée en matière motorik nommée « Wild Waters » faussement surannée mais réellement électrique plante le décor gracieusement.
La pop rétro minimaliste teintée de psych-folk atteindra de nouvelles sphères avec des titres méditatifs tels que « All Good Things Come To Pass » aux guitares mécaniques mais également « Sleep Through The Long Night » où Lael Neale retrouve son instrument de prédilection qu’est l’Omnichord. Altogether Stranger est une épopée à la fois mystique et angélique où quelques résurgences tantôt garage tantôt motorik sont parsemées durant ces berceuses harmonieuses et cristallines telles que « Come On » et « Tell Me How To Be Here » où l’interprétation plus aiguë de notre protagoniste suffit à nous dévoiler sa vulnérabilité si précieuse.
Atteignant les hautes sphères avec le presque dronesque « All Is Never Lost » ainsi qu’avec la mélodie ensorcelante au piano de l’épurée mais bouleversante « There From Here », Lael Neale livre un disque de haute volée qu’est Altogether Stranger. La musicienne californienne élargit sa palette tonale sans jamais négliger cet aspect intimiste et artisanal qui aura fait sa renommée jusqu’ici et qui ira nous envoûter pendant un bon bout de temps certainement.
Note: 8.5/10
