Hologram Teen – Captain Fluo

Si le printemps 2025 fut marqué par le grand retour de Stereolab avec leur dernier album Instant Holograms On Metal Film (chroniqué ici), cet été sera sous le signe de Hologram Teen. De son vrai nom Morgane Lhote, la claviériste du groupe qui a quitté la formation en 2001 a connu une carrière pour la moins fructueuse sous ce pseudonyme où elle s’est réinventée de la plus belle des manières, avec des side-projects en compagnie de The Projects et de Simian Mobile Disco avant de s’envoler vers la Californie. Mais trêve de bavardages, l’heure est venue pour elle de faire son retour avec un nouvel album nommé Captain Fluo.

À l’heure où la concurrence se fait de plus en plus rude avec des formations comme Brijean, TOPS ou encore Jane Inc, Hologram Teen fera grimper la température avec onze nouvelles compositions absolument groovy dont le morceau d’ouverture nommé « Actarus » plante le décor aisément. Captain Fluo convoque les sonorités disco ainsi que les années 1980 à travers des titres hédonistes et colorés à l’image de « Wolkman » et des allures de SF digne des années 1970 du minimaliste « Donovan Magic Orchestra » qui suivent avec ces motifs flashy qui nous mettront du baume au cœur.

Bien évidemment, Captain Fluo est également notable pour cette ribambelle de guests avec entre autres Sandra Zettpunkt à deux reprises sur le funk synthétique de « Connection transatlantique » et sur « Pack Ur Patience » faussement G-Funk. Hologram Teen pourra aussi compter sur l’aide du crooner Maxwell Farrington qui sort de sa zone de confort sur l’atmosphérique « Fréquence Gaie » et Eric D. Clark sur l’électrifiant « Why Ya Wanna Wait » avant de briller de mille feux avec des moments inventifs tels que les sautillants « Lust Pill! » et « Memphis Sounds ».

Après un « Danceteria » en guise de conclusion enchanteresse et en compagnie d’Alex Aikiu, l’ancienne claviériste de Stereolab est bien placée pour signer un des disques les plus groovy de cet été avec Captain Fluo. Il suffit juste de sortir la boule à facettes et de se dandiner aux compositions discoïdes absolument entêtantes, et le tour est joué.

Note: 8/10