
Vous vous souvenez d’Edgar Mauer ? Il y a quelques années de cela, le duo indie pop toulousain mené par Maëve Couderc était sorti des sentiers battus avec un EP somptueux du nom de Pensées Sauvages (chroniqué ici). Et bien, Edgar Mauer n’est plus et il s’est renommé en tant que Maëve car elle reste la seule à l’abordage. Ce relifting ne s’est pas fait qu’au niveau du changement de nom mais également au niveau musical comme l’atteste son second EP nommé Douce Vacarme.
Moins mystique et plus intimiste que son grand frère, Maëve viendra illuminer nos oreilles curieuses avec sa musique beaucoup plus céleste et aérienne. On en veut pour preuve le morceau d’ouverture nommé « Le remède » ainsi que sur le doux-amer « Attitude » où l’artiste dévoile ses blessures et ses fêlures ainsi que son envie de briser des vieux schémas qui la sabote dans lesquels elle se trouve. Elle ira prendre son envol avec également « Souviens-toi » beaucoup plus onirique et romantique qui suit de très près. Vacillant entre dream-pop et pop alternative, l’interprétation somptueuse, aérée et pleine de textures (rappelant quelque peu Helena Costas de Joker’s Daughter pour mes vrais puristes) de Maëve est un autre atout pour passer des messages de vengeance et d’empowerment, notamment sur « Passion, Sorrow and Pain » et « Save Your Friends » taclant avec beaucoup de virulence les hommes privilégiant un peu trop leurs potes que leurs meufs qui, elles, ne sont qu’un décor.
Cette renaissance artistique de Maëve est à la portée de tous et ce second EP beaucoup à la fois cathartique et éthéré ne dérogera pas à la règle (même si je regrette l’absence du titre « Ca danse » et de cet EP sur Deezer). On note ainsi l’évolution de l’artiste qui continue de voler de ses propres ailes afin de tutoyer les sommets avec beaucoup d’élégance.
Note: 7.5/10
