
En l’espace de trois albums, Loane Coste est devenue un des secrets les mieux gardés en matière de pop française. On avait laissé notre protagoniste avec un Alone pour le moins honorable solidifiant un peu plus son statut sur la scène. Cette année, elle ira affirmer encore plus sa singularité avec son successeur tant attendu du nom de L’air de la nuit.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Loane Coste saura nous tenir en haleine tout au long de ces dix nouvelles compositions immersives. C’est en ouvrant les portes de son jardin secret qu’elle captive et ce dès le départ avec « Dans la tête » où elle attaque de front sous des influences beaucoup plus technoïdes et synthétiques que jamais comme sur « Ne t’en fais pas » et « Petite » dessinant des paysages sonores à la fois contemplatifs et oppressants.
Loane Coste aborde sans pudeur au milieu de ces synthés psychédéliques aux atmosphères vaporeuses la surcharge mentale ainsi que les violences conjugales et autres traumas familiaux qui se transmettent de génération en génération à travers des morceaux comme « C’est pour moi » et « Encore là ». Il en ressort avant tout une force combative sur L’air de la nuit qui repoussera les limites avec « Sans suite », ode tragique aux violences faites aux femmes et « Tu le sais » qui n’éveilleront les consciences de plus d’un jusqu’au final percutant du nom de « Les piscines ». Une chose est sûre, c’est que le quatrième album de notre protagoniste ne laissera personne indifférent pour ce discours universel où chacun ira s’y retrouver.
Note: 7.5/10
