BC Camplight – A Sober Conversation

On avait laissé BC Camplight en pleine forme avec son précédent album nommé The Last Rotation On Earth il y a deux années de cela (chroniqué ici). L’auteur-compositeur-interprète de Manchester nous avait livré une thérapie tragi-comique qui avait interpellé plus d’un. Allons savoir ce qu’il nous a réservé pour son successeur qui s’intitule A Sober Conversation.

Une fois de plus, BC Camplight continuera de nous émouvoir en s’ouvrant à nous à travers ces neuf nouvelles compositions ô combien intenses. A Sober Conversation est l’occasion idéale pour lui de revenir sur un traumatisme d’enfance avec toute la verve qu’on lui connaît et ce dès le départ avec « The Tent » aux instrumentations à mi-chemin entre Father John Misty et Mac Demarco avant de prendre de la hauteur avec la ballade élégante nommée « Two Legged Dog » en compagnie d’Abigail Morris de The Last Dinner Party. De quoi démarrer ce nouveau disque sur les chapeaux de roue.

Les textes viscéraux et tourmentés teintés d’humour noir arrivent à contraster aux compositions luxuriantes de BC Camplight de la plus belle des manières. C’est notamment le cas des écoutes du morceau-titre presque MGMT des temps modernes dans l’esprit avant que le disque prendra une tournure beaucoup plus sombre avec le poignant « When I Make My First Million » finement orchestré mais aussi avec le thérapeutique « Where You Taking My Baby ? » où il s’imagine une conversation avec son agresseur et le plus épuré « Rock Gently In Disorder ». Hormis le très rythmé « Bubbles In The Gasoline », l’ambiance se fait pesante et contemplative avec « Drunk Talk » et « Leaving Camp Four Oaks » où on passe de l’ombre à la lumière progressivement en guise de conclusion thérapeutique ô combien vibrante.

Une fois de plus, BC Camplight nous accueille dans sa tente parsemée de lourds secrets et ce A Sober Conversation ne fait pas exception à la règle. En se livrant sur un grave trauma, l’artiste de Manchester réussit à cicatriser ses maux les plus profonds de la manière la plus élégante et qui réussit à nous interpeller du début à la fin.

Note: 8/10