
En l’espace de trois albums en quatre ans, Dana and Alden a réussi à sortir des sentiers battus avec leur univers musical chatoyant. Les frères McWayne, ayant sillonné les routes avec Benny Sings et Remi Wolf entre autres, avaient atteint les sommets avec leur précédent album nommé Coyote, You’re My Star qui leur a permis d’affiner encore plus leur style jazzy hors du commun. C’est en continuant de battre le fer tant qu’il est encore chaud que le duo de Brooklyn viendra de nouveau frapper fort avec Speedo.
On retrouve au programme 18 titres où Dana (saxophone) and Alden (batterie) fera parler leur versatilité hors du commun. Le duo de frangins possède cette capacité désarmante de combiner des mélodies jazzy aux rythmiques à la fois trépidantes et somptueuses avec de multiples influences. La créativité sans failles se fait ressentir tandis qu’en maintenant cette base jazzy, ils iront piocher vers le hip-hop, l’indie pop, la lo-fi, le funk et la soul à travers des compositions labyrinthiques allant de « Norm » à « Cacio e Pepe. » en passant par des excursions rythmiques de haute volée que sont « Lisbon In Rain », « Melange », « Fisherman’s Dream » et j’en passe. L’alchimie du duo nous met une fois de plus plein les oreilles.
Passant des terrains jungle sur « Wyckoff Deli Chicken Over Rice » aux allures plus hip-hop sur « Don’t Run Away » en passant par des territoires plus funky avec « Childhood Crush » en compagnie de Cinya Khan et « Daydrinking In Springfield », Speedo détonne par sa versatilité. Dana and Alden saura mêler vintage et contemporanéité avec tant de classe sans oublier ce léger côté absurde qui leur va comme un gant, notamment lors des écoutes de « Kelp Forest Palace », « Cherif’s Place » ou bien également de la conclusion enchanteresse du nom de « Baby, You’re Gonna Miss That Plane ». Ce trip musical à la fois trippy et élégant qu’est Speedo permettra à Dana and Alden de se démarquer une fois de plus de la concurrence jazz actuelle.
Note: 8/10
