
Vincent Bestaven ne compte pas rester les bras croisés, ça c’est certain. Le musicien s’était fait énormément remarquer avec son album nommé Géant Quotidien paru en novembre dernier pour le moins détonnant. C’est en battant le fer tant qu’il est encore chaud qu’il viendra frapper de nouveau fort avec son successeur nommé Piano Piano tombant à pic pour la saison estivale.
Beaucoup plus cinématographique que son grand frère, le second album de Vincent Bestaven viendra nous interpeller. Piano Piano, comme son nom l’indique, est un disque instrumental mené à son instrument de prédilection où il brouille les pistes entre pop de chambre et musique néo-classique pour un périple placé sous le signe de l’émotion, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Tous les ponts » avant de prendre le large avec des compositions cristallines et oniriques telles que « Rien à cirer » et « Glissière ». De quoi se laisser emporter par ces textures organiques aisément.
Avec Piano Piano, Vincent Bestaven dévoile sa facette cinématographique mettant en valeur ses talents de compositeur. A travers des titres organiques et riches en émotion tels que « Blush » ou bien encore « Surnom », l’artiste saura nous enivrer par ces paysages sonores oniriques qui viendront nous procurer d’innombrables frissons avant de laisser à des moments beaucoup plus orchestrés que sont « Pas une heure pour les souvenirs » et « Link, tu es mon seul espoir » en guise de final digne de Nils Frahm ou d’Olafur Arnalds. Vincent Bestaven réussit un incroyable exercice de style à travers ce second disque plus émouvant et ambitieux remettant au premier plan les compositions épurées.
Note: 8/10
